Politique

Rwanda : le procès d’Augustin Ngirabatware sera révisé en septembre 2019

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Des photos des victimes du génocide d’avril 1994, au mémorial de Gisozi, à Kigali.

Des photos des victimes du génocide d’avril 1994, au mémorial de Gisozi, à Kigali. © Ben Curtis/AP/SIPA

La révision du procès de l’ex-ministre Augustin Ngirabatware, condamné en appel à trente ans de prison pour incitation directe et publique à commettre le génocide d’avril 1994, a été fixée à septembre 2019.

Ce 7 décembre, le juge Theodor Meron, président du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), a fixé la révision du procès d’Augustin Ngirabatware à septembre 2019 – une procédure qui constitue une première pour le MTPI.

Condamné en appel à trente ans de prison

Ex-ministre du Plan dans le gouvernement génocidaire d’avril 1994, Ngirabatware avait été condamné en appel à trente ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), en 2014, pour incitation directe et publique à commettre le génocide. Il aurait dû comparaître en septembre 2018, mais l’audience avait été reportée à la suite de l’arrestation de cinq personnes impliquées dans cette affaire.

Tant qu’il n’a pas été définitivement condamné, Ngirabatware, détenu à Arusha, ne peut être transféré à la prison de Sébikotane, au Sénégal, où cinq condamnés du TPIR purgent leur peine. Vingt-cinq autres sont détenus : douze à Koulikoro, au Mali (dont Théoneste Bagosora, l’un des principaux instigateurs des massacres), et treize à Porto-Novo, au Bénin.

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