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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : la dernière ligne droite»

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Vie des partis

Côte d’Ivoire – Justin Koua : « Pourquoi Gbagbo est devant la CPI et pas Soro ? »

Justin KOUA à son domicile le 06.12.2018. Photo Olivier pour JA © Olivier pour JA

Procès de Laurent Gbagbo devant la CPI, libération de son épouse Simone, éventualité d'une alliance avec le PDCI... Justin Koua, porte-parole du FPI - tendance pro-Gbagbo - revient pour Jeune Afrique sur les grands dossiers du moment.

Alors que la Cour pénale internationale (CPI) doit se prononcer sur la demande de non-lieu des avocats de Laurent Gbagbo, la frange du FPI qu’il dirige est plus optimiste que jamais. Après la libération de plusieurs de ses cadres et malgré la mort du « gardien du temple », Aboudramane Sangaré, début novembre, le parti se prépare au retour de son leader et à la présidentielle de 2020.

Jeune Afrique : Après les audiences de non-lieu qui se sont tenues devant la CPI, êtes-vous optimiste quant à l’avenir judiciaire de Laurent Gbagbo ?

Justin Koua : Je suis confiant. On a voulu présenter Gbagbo comme un assassin prêt à tuer des innocents pour se maintenir au pouvoir, mais le procès nous a démontré qu’il est innocent et que le dossier contre lui est inexistant. Le vent est en train de tourner.

Pourra-t-il être le candidat du FPI en 2020 ?

J’en ai très envie ! Il n’est pas seulement le meilleur homme du FPI, c’est le meilleur de Côte d’Ivoire. C’est le seul capable de réconcilier les Ivoiriens et de reconstruire notre nation. Mais la décision sera prise collectivement par le FPI.

Simone Gbagbo, elle, a été libérée en août, après sept ans de détention. Depuis, quel est son rôle dans le parti ?

Simone Gbagbo est une femme politique. Elle n’a fait que cela toute sa vie, c’est la seule chose qu’elle sache faire. Alors, depuis sa libération, elle est pleinement impliquée dans notre combat.

Son retour a-t-il vraiment réjoui tout le monde au FPI ? Certains évoquent une guerre des clans…

Je n’en ai pas connaissance. En revanche, je sais qu’elle nous aide à consolider le parti pour que nous reconquérions le pouvoir en 2020.

Pourrait-elle faire une bonne candidate à la présidentielle de 2020 ?

Je n’ai pas réfléchi à cette question et je ne crois pas que ce soit son ambition.


>>> À LIRE – Pascal Affi N’Guessan : « L’alliance FPI-PDCI, c’est un vieux souhait qui va bientôt se réaliser »


Puisque le PDCI est passé dans l’opposition à Alassane Ouattara, une alliance est-elle envisageable ?

Nous n’en sommes pas à ce stade, ni avec le PDCI ni avec qui que ce soit. Mais nous sommes toujours ouverts au dialogue avec tous ceux qui veulent la démocratie.

Même avec Guillaume Soro ? Lors des obsèques d’Aboudramane Sangaré, il est venu vous présenter son pardon…

Il est venu offrir son pardon, mais il n’a pas demandé pardon. Il y a une nuance. Il doit demander pardon sans ruse et sans calcul. Pour l’heure, Guillaume Soro, c’est le RDR. Qu’il ait le courage de la rupture et nous aviserons.

En attendant, nous voyons des taches de sang sur ses mains et ne comprenons toujours pas pourquoi Laurent Gbagbo est devant la CPI, alors que Guillaume Soro n’y est pas.

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