Diplomatie

Table ronde sur le Sahara occidental : « un climat consensuel », mais « pas de faux espoirs »

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Köhler, arrivant à Genève le 5 décembre 2018. © Martial Trezzini/AP/SIPA

Après six années de blocage, la reprise des pourparlers sur la question du Sahara occidental, les 5 et 6 décembre à Genève, s'est déroulée « dans un climat consensuel », selon un participant à la table ronde.

« La formule de la table ronde, où chacun est sur un pied d’égalité, a permis pour la première fois aux délégations marocaine et algérienne de réaffirmer leurs positions, les yeux dans les yeux » : tel est, de l’aveu de l’un des participants, le principal acquis de la réunion de Genève sur le Sahara occidental des 5 et 6 décembre.


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Autre (timide) avancée : le ton est demeuré courtois, sans agressivité, sauf lorsque les représentants du Polisario ont voulu aborder le dossier des « droits de l’homme » avant que Horst Köhler, l’envoyé de l’ONU, les recadre, le sujet n’étant pas à l’ordre du jour.

Temporisation sur une réunion de l’UMA

Les délégués ont par ailleurs discuté « dans un climat consensuel » de la nécessité pour Alger et Rabat de dépasser leurs querelles d’ego afin de réanimer l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Commençons par nous mettre d’accord sur les objectifs, il ne sert à rien de susciter de faux espoirs

Reste que, sur ce dernier point, la proposition mauritano-tunisienne d’organiser un Conseil des ministres en janvier a du plomb dans l’aile : « Commençons par nous mettre d’accord sur les objectifs, il ne sert à rien de susciter de faux espoirs », dit-on à Rabat.

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