Télécoms

Nokia et Ericsson, deux nordiques à l’assaut de la 5G

Amr El-Leithy (Nokia) et Rafiah Ibrahim (Ericsson). © Montage JA

Au coude-à-coude, ces deux leaders historiques se livrent une guerre sans merci sur le créneau des opérateurs de télécoms et dans les services numériques à destination des entreprises.

Des deux groupes nordiques, Nokia, piloté sur le continent par le Franco-Égyptien Amr El-Leithy, a été le premier à engranger des succès en matière d’installation de réseaux 5G. La société finlandaise, qui a absorbé Alcatel-Lucent en 2016, a décroché les deux seuls contrats africains à ce jour pour l’implantation de cette nouvelle génération de réseaux mobiles permettant des débits plus importants, presque comparables à ceux de la fibre optique ; au Lesotho, en août 2018, avec Vodacom, puis en Afrique du Sud en novembre, avec l’opérateur local Rain.

De son côté, le suédois Ericsson, dirigé en Afrique et au Moyen-Orient par la Malaisienne Rafiah Ibrahim, n’a pas lésiné sur les moyens pour mettre en avant ses services en la matière lors de l’AfricaCom – la grande conférence annuelle des télécoms –, à la mi-novembre, au Cap, avec une intervention de plusieurs de ses dirigeants sur le sujet et la publication d’un rapport ad hoc à destination des régulateurs et opérateurs, coproduit par son département de R&D et par l’agence publique sud-africaine CSIR.


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Huawei dans la course

Même si, pour certains pays africains, l’installation de ces réseaux 5G, du fait des nombreuses zones rurales encore dépourvues de la 3G, semble de la science-­fiction, les deux leaders historiques des installations d’infrastructures sont d’ores et déjà en ordre de bataille pour mettre en place cette innovation technologique. Il s’agit pour eux de ne pas se faire davantage distancer par le leader chinois Huawei, pour qui la vente d’équipements et de services aux opérateurs représentait environ 3 milliards d’euros de revenus sur le continent en 2017.

Challengers au coude-à-coude – avec respectivement 1,7 milliard d’euros de CA sur les neuf premiers mois de 2018 en Afrique et au Moyen-Orient pour Ericsson, et 1,3 milliard d’euros pour Nokia –, ils se livrent une guerre sans merci sur le créneau des opérateurs de télécoms, mais aussi dans les services numériques à destination des entreprises, un marché que vise également Huawei.

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