Politique

Cameroun : Maurice Kamto en froid avec Protais Ayangma, figure du patronat

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 29 novembre 2018 à 13h27
Protais Ayangma, l’ancien vice-président de l’organisation patronale Gicam.

Protais Ayangma, l'ancien vice-président de l’organisation patronale Gicam. © Fernand Kuissu for TAR

Maurice Kamto, le candidat arrivé en deuxième position à la présidentielle du 7 octobre, avait espéré que le quotidien « Mutations », détenu par Protais Ayangma, une figure du patronat, se mettrait au service de sa campagne.

En 2009, Protais Ayangma avait échoué à prendre la tête de l’organisation patronale Gicam, dont il était le vice-président. Depuis, il n’a pas chômé : il a fondé Entreprises du Cameroun (Ecam), un groupement de PME, et a dirigé l’assureur Saham Cameroun (jusqu’en 2015). Aujourd’hui, il préside le conseil d’administration de Saham Congo et, au sein de son cabinet de conseil Prévoyance-Assurance-Assistance (P2A), il travaille à la création d’une compagnie sous-régionale de réassurance.

À 67 ans, Ayangma est plus qu’une figure du patronat. Un temps haut placé dans la hiérarchie du Grand Orient et Loges unis du Cameroun (GoLuc), il est aussi propriétaire du quotidien Mutations.

En froid avec Maurice Kamto

Longtemps proche de Maurice Kamto, qu’il a connu sur les bancs de l’université de Yaoundé, il est désormais en froid avec le candidat arrivé en deuxième position à la présidentielle du 7 octobre. Kamto avait espéré que le journal qu’il avait cofondé se mettrait au service de sa campagne, mais Protais Ayangma, que certains milieux avaient pressé de se lancer lui aussi dans la course, est resté prudemment en retrait.

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