Politique

Sahara occidental : comment se prépare la table ronde de Genève

Horst Köhler, l’ancien président allemand, et le roi Mohammed VI, le 17 octobre 2017.

Horst Köhler, l’ancien président allemand, et le roi Mohammed VI, le 17 octobre 2017. © AIC PRESS

Ordre du jour, taille de chaque délégation... Ce que contient la lettre d’invitation de l’envoyé spécial onusien pour le Sahara occidental, Horst Köhler, adressée aux quatre parties qui participeront à la table ronde de Genève, les 5 et 6 décembre.

Le 21 novembre, Horst Köhler, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, a adressé une lettre d’invitation aux quatre parties qui participeront à la table ronde de Genève, les 5 et 6 décembre.

Ce message, dont JA a pris connaissance, spécifie l’ordre du jour ainsi que la taille de chaque délégation : cinq personnes dont… une femme, à la demande expresse d’António Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

Qui fera le déplacement ?

Devraient notamment se rendre en Suisse, côté marocain : Nasser Bourita (Affaires étrangères), Yassine Mansouri (DGED, services des renseignements extérieurs) et les deux présidents de région des provinces du Sud, Khalihenna Ould Errachid et Yanja El Khattat (un ancien des camps du Polisario).

Côté algérien : Abdelkader Messahel (Affaires étrangères), son conseiller Abdallah Baali, et Sabri Boukadoum, l’ambassadeur auprès de l’ONU. Côté mauritanien : Ismaïl Ould Cheikh Ahmed (Affaires étrangères). Côté Polisario : Khatri Addouh (président du Parlement), M’Hamed Khaddad (ex-chef de la Sécurité militaire et responsable du « Comité national du référendum »), ainsi que Fatma El Mehdi (Union des femmes sahraouies).


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Un statut identique

Deux points importants à noter :

1) les quatre participants à cette table ronde auront le même statut, ce qui constitue une première (jusque-là, le Maroc et le Polisario étaient « parties au conflit », l’Algérie et la Mauritanie, simples « parties intéressées ») ;

2) il ne s’agira pas d’un énième round de négociations, mais d’une réunion destinée à tester la volonté de chacun de s’engager dans un nouveau processus. C’est la première fois depuis mars 2012 que les protagonistes se retrouvent.

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