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Cet article est issu du dossier «Présidentielle en RDC : l'alternance, et après ?»

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Présidentielle en RDC : Martin Fayulu ne lâche rien

Le candidat de la coalition Lamuka a lancé sa campagne à Kinshasa le 21 novembre. © JOHN WESSELS/AFP

Martin Fayulu a réuni plusieurs milliers de partisans lors de son retour à Kinshasa, le 21 novembre. Et celui que ses amis qualifient de « gardien du temple » revendique haut et fort sa constance comme premier argument électoral.

« Ils ont écarté Bemba, mais ils ont oublié qu’il y a d’autres Bemba, et Fayulu est un autre Bemba », a lancé en lingala Eve Bazaiba, la pasionaria du Mouvement de libération du Congo (MLC), le jour du retour à Kinshasa du candidat commun de la coalition Lamuka (« réveille-toi », en lingala).

Démonstration réussie, ce 21 novembre, pour Martin Fayulu, ancien directeur pays d’Exxon Mobil, qui préside aujourd’hui le parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé).


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Fort de sa réputation de « soldat du peuple », qui a le courage de braver les forces de l’ordre aux côtés des manifestants, Fayulu a rassemblé plusieurs milliers de partisans entre l’aéroport de Kinshasa et le boulevard Triomphal, tout près du stade des Martyrs. Le candidat de Lamuka peut s’appuyer aussi sur sa région d’origine du Bandundu.

Soutiens de Bemba et Katumbi

Du côté du MLC, le candidat invalidé Jean-Pierre Bemba devrait lui ouvrir de nombreuses portes dans les cinq provinces de l’ex-Équateur. Et du côté d’Ensemble pour le changement, le candidat empêché Moïse Katumbi, qui a fait fortune dans les affaires, lui promet son « soutien total » et « une campagne à l’américaine ».

Grâce à Katumbi, Fayulu devrait pouvoir tenir de grands meetings dans les quatre provinces de l’ex-Katanga. À son retour au pays, le « gardien du temple », comme l’appellent ses amis, a répété qu’il refusait l’utilisation de la machine à voter. Que fera-t-il si celle-ci est maintenue le 23 décembre prochain ? Pas de réponse claire. Boycott ou participation ? L’homme qui revendique sa constance dans l’opposition devra résoudre ce dilemme.

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