Tourisme

Maroc : nouveau plan marketing pour l’Office national du tourisme

(GERMANY OUT) Hotel, Restaurant und Gästehaus Dar el Ghalia in einem historischen Rijad in der Altstadt von Fes, Marokko (Photo by Fishman/ullstein bild via Getty Images) © ullstein bild via Getty Images

Nommé à la tête de l’Office national du tourisme à la fin de juin, Adel El Fakir devrait bientôt dévoiler sa feuille de route pour mieux vendre la destination Maroc.

Après plus de six mois de vacance, le poste de directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a été confié, en juin, à Adel El Fakir, qui succède à Abderrafie Zouiten pour assurer la promotion de la « destination Maroc ». Une mission délicate pour ce marketeur peu connu du grand public, qui, après un diplôme en finance à l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (Iscae), a passé l’essentiel de sa carrière dans le privé (notamment chez Bel, puis Coca-Cola), avant d’intégrer la régie publicitaire de la Société nationale de radiodiffusion et télévision (SNRT), qu’il a pilotée pendant cinq ans.


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Le royaume avait placé la barre très haut dans le cadre de sa « Vision 2020 », qui définit les objectifs pour le secteur du tourisme, dont celui d’accueillir 20 millions de visiteurs par an. Or on en est encore loin, puisque le Maroc n’a enregistré que 11,35 millions d’entrées en 2017. Le ministère du Tourisme est donc en train de revoir ses ambitions à la baisse afin de fixer des objectifs réalistes, mieux adaptés aux besoins des voyageurs, et de donner à Adel El Fakir une nouvelle feuille de route, qui devrait s’étendre de 2019 à 2021.

Diversifications

« Il est primordial de consolider notre positionnement sur les marchés traditionnels comme la France, l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Cela dit, l’Europe s’est essoufflée, explique un hôtelier. Aujourd’hui, l’ONMT ne devrait pas oublier le tourisme interne, le tourisme culturel, le tourisme d’affaires, etc. Il faut qu’il innove, le secteur en a besoin. » L’un des enjeux est évidemment d’attirer les opérateurs et les voyageurs de pays où le marché est en plein essor, parmi lesquels la Chine, qui est devenue le plus grand marché émetteur de touristes et dont les voyageurs dépensent plus que la moyenne : selon certaines projections, le royaume pourrait attirer jusqu’à 500 000 touristes chinois par an à moyen terme.

Adel El Fakir devra négocier avec la RAM et avec les compagnies chinoises pour que des lignes aériennes directes soient mises en place

Mais la diversification des marchés passera obligatoirement par l’aérien. « Adel El Fakir devra négocier avec la RAM et avec les compagnies chinoises pour que des lignes aériennes directes soient mises en place. Ce sera la première étape pour séduire les touristes chinois qui aiment notre pays. Il s’agit juste de bien viser. Il faudra également rediriger les budgets de communication vers les nouvelles cibles », souligne un opérateur. Et d’ajouter, à l’instar de nombreux professionnels du tourisme, que, pour faciliter l’accueil, il faudrait plus de guides capables de parler plusieurs langues.

Il s’agit également d’intégrer les nouvelles habitudes de consommation. Désormais, c’est en naviguant sur internet que les voyageurs se laissent séduire par une destination, planifient leurs déplacements, leurs séjours. Stratège aguerri et fin connaisseur des réseaux sociaux, Adel El Fakir le sait, qui devrait apporter une bonne dose de modernité et de fraîcheur dans la communication de l’Office.

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