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Politique

Mauritanie : les potentiels dauphins du président Aziz

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. © AMI pour J.A.

Du ministre de la Défense Mohamed Ould Ghazouani à celui de l'Économie et des finances, Moktar Ould Diay, en passant par le Ministre d’État Yahya Ould Hademine et le président de l'Assemblée Cheikh Ould Baya, revue d'effectif des potentiels successeurs du président Mohamed Ould Abdelaziz.

  • Mohamed Ould Ghazouani

Respecté et réservé, ce général de division, retraité de l’armée à compter du 2 décembre, fait l’unanimité du côté tant du pouvoir que de l’opposition. Très apprécié dans les milieux sécuritaires français, où il a ses entrées, il est considéré comme l’alter ego d’Aziz, qu’il a rencontré en 1980 à l’Académie militaire de Meknès. Une frange des Ideiboussat, tribu maraboutique très influente dont il est issu, est réputée proche de Tawassoul, premier parti d’opposition.

  • Yahya Ould Hademine

OULD ELHADJ/AFP

Ministre d’État chargé de mission, il chapeaute le pôle politique du gouvernement. L’ex-Premier ministre a réussi à se faire une place dans le dispositif d’Aziz, au point de devenir l’un de ses principaux fidèles. Cet ingénieur formé au Canada a dirigé deux entreprises publiques – la Safa (Société arabe du fer et de l’acier) et ATTM (Assainissement, Travaux, Transports et Maintenance) – avant d’être nommé ministre de l’Équipement et des Transports en 2010.


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  • Cheikh Ould Baya

AMI

L’ex-maire et actuel député UPR de Zouerate est un ami proche d’Aziz. Elu président de l’Assemblée le 8 octobre, l’ex-patron des puissants gardes-côtes mauritaniens a été le négociateur en chef des accords de pêche avec l’Union européenne. Il fut également membre du Haut Conseil d’État (HCE), mis en place par Aziz après le coup d’État du 6 août 2008.

  • Moktar Ould Diay

Daouda Corera pour JA

Le ministre des Finances – et depuis 2016 de l’Économie – est une personnalité influente de Magta Laghar (région de Brakna). Cet ancien directeur général des impôts a mis en place toute la politique fiscale d’Aziz, et s’est aliéné une partie des milieux d’affaires, qui lui reprochent d’asphyxier l’économie en voulant remplir les caisses de l’État. Il a subi un revers lors des élections législatives et locales de septembre : tous ses candidats ont été battus.

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