Diplomatie

[Tribune] Commedia dell’arte à la conférence de Palerme sur la Libye

Par

Jihâd Gillon est journaliste à Jeune Afrique, il suit le Moyen-Orient et le Maghreb, plus particulièrement les nombreuses crises qui traversent la région, de la Libye aux pays du Golfe en passant par la Syrie.

L'envoyé spécial pour l'ONU en Libye Ghassan Salamé (à g.) et le président du Conseil italien Giuseppe Conte, mardi 13 novembre 2018 à Palerme. © Antonio Calanni/AP/SIPA

Marquée par l'imbroglio autour de la présence du maréchal Haftar, mais aussi la communication d'un hôte italien soucieux de montrer qu'il a repris la main sur le dossier libyen, la conférence de Palerme a rappelé à l'auteur de ces lignes la commedia dell'arte, ce genre théâtral italien mettant en scène des comédies improvisées par des acteurs masqués.

«Tutto è perdonato » (« tout est pardonné »), à en croire l’Italie. Après la conférence de Palerme, Paris et Rome seraient enfin sur la même longueur d’onde concernant la question libyenne. Et c’est peu dire que le message a été martelé par le porte-parole de Giuseppe Conte, président du Conseil : « De grands sourires, et beaucoup d’optimisme à l’issue de la réunion. Cette conférence est une seconde étape dans le processus politique libyen après la rencontre de Paris en mai dernier. »


>>> À LIRE – Conférence de Palerme sur la Libye : un climat apaisé mais peu d’avancées concrètes


Le soulagement est palpable du côté des officiels italiens. Car ce rendez-vous, qui se voulait international et inclusif, a manqué d’échouer avant même d’avoir commencé. En cause : l’incertitude entourant la venue de Khalifa Haftar, le maréchal qui contrôle l’est de la Libye, annoncé présent. Puis absent. Puis « en route ».

Haftar pour la photo

Soutenu par Paris et Le Caire – en froid avec Rome depuis la mort suspecte d’un étudiant italien dans les geôles égyptiennes -, Haftar a-t-il reçu pour consigne de traîner des pieds, histoire de montrer que rien n’est possible en Libye sans ces deux pays ? Quoi qu’il en soit, à la fin de la première journée, et alors que le doute planait toujours sur sa venue, la communication italienne pouvait enfin triomphalement annoncer : « Haftar est dans l’avion pour Palerme. »

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