Défense

Algérie : des fils de hauts gradés de l’armée visés par des enquêtes

Il paraît peu probable que le général-major Abdelghani Hamel ait pu méconnaître les activités de son fils, gérant d’un port sec à Oran. (photo d'illustration) © Capture écran/YouTube/France24

Les activités de certains fils de hauts gradés de l'armée font l’objet d’enquêtes de la part de la gendarmerie et de l’armée. Le nom de certains d'entre eux apparaît par exemple sur les écrans radars des enquêteurs qui s’intéressent au business de Kamel Chikhi.

Rien n’interdit aux enfants des hauts gradés de l’armée de faire des affaires. Et aucun des fils ou filles des prévenus ne fait l’objet de poursuites judiciaires dans ce dossier. Néanmoins, les activités de certains d’entre eux font l’objet d’enquêtes de la part de la gendarmerie et de l’armée.

Le nom de Faouzi-Nidhal Chentouf, entrepreneur dans l’industrie du béton et fils du général-major du même nom, est apparu dans le cadre des investigations liées à l’affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne… et à ses ramifications dans l’immobilier. Lui nie toute implication dans les affaires de Kamel Chikhi, certifiant ne posséder qu’« une petite entreprise ».


>>> À LIRE – Algérie : Kamel Chikhi, l’Escobar de Kouba


Des activités cachées ?

Le fils du général Menad Nouba est, lui, soupçonné d’avoir obtenu des logements de grand standing dans les promotions immobilières de « Kamel le boucher ». Son père, qui a dirigé la gendarmerie nationale entre 2015 et 2018, pouvait-il ignorer qu’il avait acquis ces avantages ? Difficile à croire. Tout comme il paraît peu probable que le général-major Abdelghani Hamel ait pu méconnaître les activités de son fils, gérant d’un port sec à Oran, dont le nom apparaît aussi sur les écrans radars des enquêteurs qui s’intéressent au business de Kamel Chikhi, et qui aurait tissé des liens d’amitié et d’affaires avec ce dernier. À ce jour, ni le fils ni le père – dont l’audition est réclamée par les avocats du « boucher » – n’ont été entendus par un juge dans le cadre de ce dossier.

L’un des cinq enfants du général-major Saïd Bey verse quant à lui dans le transport des agrégats, de même qu’il dirige une société de gestion immobilière dont les principaux clients sont des résidents étrangers. « Rien d’illégal, jure l’un de ses amis à Jeune Afrique. Il a obtenu un modeste prêt bancaire pour monter son affaire. » Quant au général-major Abderrazak Chérif, il aurait, selon des connaissances, été alerté à plusieurs reprises sur l’appétit insatiable de ses enfants.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte