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Politique

Côte d’Ivoire : la machine Hamed Bakayoko

Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur puis de la Défense, et aujourd’hui maire d’Abobo. © Bruno LEVY pour Jeune Afrique

Tout juste élu maire d'Abobo, le ministre de la Défense est l'un des hommes les plus puissants du gouvernement. Il se défend d'une quelconque ambition, mais apparaît comme un prétendant sérieux pour 2020.

Ce jour-là, Hamed Bakayoko a quelque chose d’un gargantua. Le squelette du poisson craque sous ses dents, il recrache les arêtes pendant que ses doigts dépiautent la viande puis, entre deux bouchées, plonge sa fourchette dans une assiette de riz. Le colosse a de l’appétit. Autour de la table, il n’y a que des très proches, mais l’agitation de l’extérieur se fait entendre. La foule est prête à attendre des heures pour l’apercevoir. Elle espère un billet, une casquette, un tee-shirt. L’écho des voix traverse les murs : « Hamed, Abobo est pour toi ! »

Depuis quelques semaines, Hamed Bakayoko a délaissé sa grande et chic villa de la Riviera (à Abidjan) pour installer son fief ici, dans ces rues sablonneuses. Ce 6 octobre, il est en pleine campagne et doit s’assurer une large victoire une semaine plus tard. Le matin, il disputait un match de football ; l’après-midi, un nouveau meeting l’attend, puis il doit aller soutenir un autre candidat. « À quoi carburez-vous ? » Il ne répond pas.

Électriser la foule

Le ministre de la Défense veut devenir maire d’Abobo. Cette commune pauvre de plus de 1 million d’habitants est l’une des plus peuplées du pays et, surtout, elle représente le plus important bastion du parti au pouvoir à Abidjan. Quelques jours plus tôt, le lancement officiel de sa campagne a été grandiose. La place était pleine à craquer. D’Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, à Henriette Diabaté, la présidente du Rassemblement des républicains (RDR), et à Masséré Touré, la directrice de la communication et nièce du chef de l’État, tous les pontes du régime étaient là.

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