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Cet article est issu du dossier «Togo : la sortie de crise, c'est par où ?»

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Elections

Togo : le vote de la diaspora sur liste d’attente

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 17h34
Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015 (photo d'illustration).

Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015 (photo d'illustration). © Erick Kaglan/AP/SIPA

Après le Mali, puis le Sénégal et le Burkina Faso, bientôt le Togo ? Comme un effet domino, le vote des diasporas, considéré à tort ou à raison comme une avancée démocratique, s’institutionnalise à travers les pays d’Afrique de l’Ouest.

Le Togo s’apprête à son tour à franchir le pas, après que le Burkina Faso en a entériné le principe dans sa dernière loi électorale. L’opposition togolaise n’attend que ça, confortée par la feuille de route de la Cedeao. Il reste maintenant à convaincre Faure Gnassingbé.

Le vote de la diaspora, s’il peut contribuer à aider le pays à sortir de la crise qu’il traverse depuis un peu plus d’un an, aura forcément un impact sur les résultats des élections. Ne serait-ce que par son importance. Le Sénégal a comptabilisé, d’un coup, 200 000 électeurs supplémentaires en 2012. Au Mali, les 265 000 inscrits de l’étranger pèsent aussi lourd qu’une région comme Gao. Au Burkina, ce sont quelque 3 millions de personnes recensées en Côte d’Ivoire qui devraient être autorisées à voter pour la présidentielle de 2020.

Dominique Jouenne

© Dominique Jouenne

Un temps d’adaptation nécessaire

Au Togo, l’absence de données officielles empêche de réaliser ce type de projection, même s’il est clair que les chiffres seront d’une envergure moindre. L’État commence tout juste à s’atteler à la tâche, qui risque d’être longue.

« Le Burkina Faso a voté cette réforme bien avant nous, et elle n’entrera en vigueur qu’en 2020, souligne le ministre Payadowa Boukpessi, comme un rappel du temps nécessaire pour enclencher une telle réforme. La prise en compte du vote de notre diaspora ne pourra pas se faire avant cette date. » Un nouveau délai de deux ou trois ans pour le pouvoir togolais, qui aujourd’hui n’a donc aucune raison de s’opposer, en principe, à une telle nouveauté.

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