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De Gaulle et Israël : amours contrariées

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Le général Charles de Gaulle en 1945.

Le général Charles de Gaulle en 1945. © Wikimedia Commons

Le numéro 80 du bimestriel La Revue, en vente dans les kiosques depuis le 25 octobre, traite longuement de la vive sympathie qu’éprouvait De Gaulle pour Israël. Il analyse également les clés de la réussite du Botswana et le bras de fer entre Donald Trump et l’Iran.

Au départ, de Gaulle éprouvait une vive sympathie pour Israël. À partir du début des années 1960, convaincu que les Israéliens avaient pour objectif d’étendre leur territoire, son point de vue évolua. La guerre des Six-Jours ayant confirmé ses craintes, et ses appels à la modération n’ayant pas été écoutés, il ressentit le bellicisme israélien comme une offense personnelle. Quelque cinquante ans après la mort du général, une biographie qui vient de sortir en Grande-Bretagne apporte de nouveaux éclairages sur les sentiments de De Gaulle à l’égard des Juifs et des Arabes.

Le sujet est traité longuement dans le dernier numéro de La Revue, qui, entre autres textes consacrés à l’Afrique, brosse un tableau élogieux du Botswana, un pays qui n’a jamais connu de coups d’État, où la corruption est quasi inconnue et où la manne que représentent les mines de diamant a servi à développer les infrastructures.

Les clés de cette réussite ? Pour Alain Faujas, une combinaison de facteurs tels que l’homogénéité ethnique, une faible pression démographique et le rôle modérateur de la chefferie traditionnelle face aux débordements du pouvoir.

Le bras de fer entre Trump et l’Iran

À l’autre bout du continent, la Tunisie se débat, elle, dans un embrouillamini politique inextricable. À la rupture annoncée entre le président Béji Caïd Essebsi et le parti islamiste Ennahdha s’ajoute la crise au sommet de l’État entre le même président et le chef du gouvernement, Youssef Chahed. En un peu plus d’un an, ce dernier s’est forgé l’image d’un homme d’État réfléchi portant le flambeau de la jeunesse. Avec lui, l’espoir de former un grand mouvement politique au centre est permis.

Retour sur le Moyen-Orient, où, sous la plume du général Étienne Copel, La Revue analyse le bras de fer entre Trump et l’Iran. À l’évidence, le président américain veut renverser le régime. En renforçant les sanctions économiques, en menaçant les entreprises commerçant avec l’Iran, il espère déclencher une révolte. Diagnostic du général Copel : le soulèvement espéré par Trump n’aura probablement pas lieu.

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