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Cet article est issu du dossier «Algérie : octobre 1988, les secrets d’un « printemps »»

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Politique

Algérie – Octobre 1988 : omerta sur la torture

La contestation du 5 octobre 1988 en Algérie. © Capture écran YouTube/ AlMagharibiaChannel

Dans l'édition enrichie de l’ouvrage de Sid Ahmed Semiane, El-Hadi Khediri, ministre de l'Intérieur, maintient ses dénégations.

El-Hadi Khediri : Il y a certainement eu des dépassements, mais je ne crois pas que la police ait torturé systématiquement. Je n’en dirai pas plus sur ce sujet. Je suis connu pour être contre la torture. Peut-être que l’affolement a amené les commissariats attaqués à se défendre. Peut-être ont-ils commis des dépassements sur les jeunes qu’ils ont arrêtés. C’est possible.

Beaucoup de rumeurs ont été colportées, mais je ne crois pas à ce que je n’ai pas vu de mes yeux. Le sous-sol de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) n’a jamais été un lieu de torture. Il y a eu, peut-être, certaines arrestations à la DGSN. Je pense, en tout cas, que la police n’a pas torturé de manière systématique.

Je suis absolument sûr qu’il n’y a pas eu de torture systématique

Les affirmations de capitulation de la police et de tortures policières sont, en fait, contradictoires. Je suis absolument sûr qu’il n’y a pas eu de torture systématique. Je n’avais pas le temps de visiter les commissariats, mais je sais que ce n’était pas vrai. La police n’était pas formée pour cela.

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