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Cet article est issu du dossier «Banques africaines : sortie de crise en ordre dispersé»

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Banque

L’Afrique du Nord monte en puissance

Siège administratif Banque Populaire de Casablanca au Maroc. © Guillaume Mollé pour JA

Le second pôle financier du continent, derrière l'Afrique australe, poursuit son essor, dopé par la bonne santé des banques égyptiennes et marocaines.

Les systèmes bancaires des pays d’Afrique du Nord continuent de figurer parmi les plus dynamiques du continent, avec des fondamentaux solides et des offres commerciales sur la plupart des segments, tant au niveau des particuliers que des entreprises.



Deux faits saillants peuvent toutefois être soulignés. D’une part, la poursuite de l’expansion continentale des établissements marocains de crédit. Et d’autre part, l’incapacité des banques égyptiennes à amortir de façon significative l’onde de choc subie par l’économie à la suite de la libéralisation bâclée du système de change à la fin de 2016.

Le léger redressement de la livre égyptienne en 2018, après avoir touché un plus bas l’année dernière, a cependant permis à la National Bank of Egypt de reprendre la tête du classement.

Numéro 1  de la finance islamique

Si l’Égypte, le Maroc et l’Algérie représentent les marchés les plus porteurs devant la Tunisie, la Libye, quant à elle, renferme un potentiel qui continue d’être miné par la crise politique dont le pays est l’otage depuis plus de six ans. À noter qu’aucune banque mauritanienne ne figure dans notre palmarès.

Sur des marchés plutôt compétitifs marqués par la présence de plusieurs acteurs globaux – notamment des banques françaises –, certains régulateurs ont par ailleurs émis la crainte de voir des offres commerciales agressives se répercuter sur les taux d’impayés, notamment du côté des particuliers.

Alors que le marché des banques commerciales est relativement mature dans la région, celui des banques d’affaires peut encore être développé, notamment en Algérie, en Libye et en Mauritanie, soit les trois pays dont les marchés sous-jacents de capitaux sont embryonnaires, voire inexistants. Enfin, pour des raisons religieuses, le secteur de la finance islamique en Afrique du Nord est, évidemment, le plus dynamique du continent.

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