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Finance : la Banque malienne de solidarité capitalise sur ses succès

Monument de la Paix à Bamako.

Monument de la Paix à Bamako. © Sylvain Cherkaoui pour JA

Le premier financeur de l'économie malienne enregistre une forte croissance de ses activités depuis 2016. Il peaufine désormais son expansion sous-régionale

« Nos bons résultats s’expliquent principalement par une connaissance approfondie du marché malien et une stratégie agressive de pénétration de celui-ci, caractérisée par la qualité des services fournis à la clientèle et la diversité des produits offerts », analyse Babaly Ba, directeur général de la Banque malienne de solidarité (BMS).


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Dotée d’un confortable capital social de 35 milliards de F CFA (53,4 millions d’euros), en forte hausse depuis l’opération de fusion-absorption de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), en mars 2016, la BMS enregistre une importante croissance de ses activités depuis plusieurs années.

Résultat, son total de bilan a atteint 719 milliards de F CFA en 2017, contre 618,6 milliards en 2016 (+ 16 %), ce qui lui permet de se hisser à la première place des treize banques que comptait le secteur malien au 31 décembre 2017.

Mieux cibler la clientèle de proximité

Dans le détail, la BMS a collecté en 2017 des ressources d’un montant de 409,7 milliards de F CFA (contre 375,2 milliards en 2016, soit une progression de 9,2 %), et octroyé 361,2 milliards de F CFA de crédits, contre 334,5 milliards lors de l’exercice précédent, soit une hausse de 8 %.

D’ailleurs, cette dernière performance fait de la banque le premier financeur de l’économie malienne.

Dans son rapport de l’exercice 2017, l’équipe dirigeante a toutefois affiché son ambition de mieux cibler la clientèle de proximité, à côté, bien sûr, de celle institutionnelle et corporate. Pour y parvenir, elle souhaite s’appuyer sur un maillage encore plus dense du territoire.


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Cette politique active d’ouverture d’agences est déjà en cours depuis quelques années, aussi bien dans la capitale malienne que dans les régions intérieures, comme à Bandiagara, dans la région de Mopti. La BMS compte au total un réseau de 40 agences et bureaux, ventilés entre le district de Bamako (18) et l’intérieur du pays (22).

Nouveau virage

En matière de produit net bancaire (PNB), l’établissement, actif sur le marché malien depuis septembre 2002, a en 2017 réalisé 34,2 milliards de F CFA, soit une hausse de 18 % par rapport à 2016 (29 milliards). Le résultat net a, quant à lui, atteint 7,5 milliards de F CFA, contre 4,6 milliards en 2016, soit une progression de 60 %.

Cette performance est due, selon Babaly Ba, à la « réalisation d’un bon niveau de produits d’exploitation bancaire et d’une maîtrise des charges ».

Avec l’adoption d’un Plan stratégique à moyen terme (PMT 2017-2021), la BMS prend aujourd’hui un nouveau virage. Si, sur le plan national, elle envisage de muscler davantage sa politique de financement de l’habitat – un objectif stratégique découlant de sa récente absorption de la BHM –, mais aussi des PME, du commerce, de l’agriculture, de l’énergie, des mines, etc., la BMS affiche de nouvelles ambitions au niveau sous-régional.

Estimant que ses assises sont maintenant suffisamment solides, elle entend démarrer son expansion par le biais de la transformation de sa succursale ivoirienne en filiale. Ce qui serait une première pour une banque malienne.

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