Politique

Tunisie : vers un Parlement bipartisan ?

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Mis à jour le 23 octobre 2019 à 20:40

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en Tunisie, lors de l’inauguration du nouveau Parlement le 2 décembre 2014.

Deux projets de lois sont susceptibles de transformer l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), en renforçant notamment le poids des grosses formations et en favorisant les grands centres de décision.

L’Assemblée des représentants du peuple hérite de deux projets susceptibles de peser sur le scrutin législatif de 2019. D’abord, un amendement propose de faire passer le seuil électoral de 3 % à 5 %.

Sous couvert d’éviter l’éparpillement des voix, il avantagerait les grosses formations (comme Nidaa Tounes et Ennahdha). Les petits partis et les indépendants pourraient ainsi disparaître de l’hémicycle.

Changement du nombre de députés ?

Ensuite, un projet de loi organique portant sur les critères de division des circonscriptions changerait le nombre de députés. Au risque de favoriser les centres de décision de Sousse, Sfax ou Tunis au détriment du Sud et des régions de l’intérieur, déjà délaissées.