Sécurité

Maroc : groupes islamistes et trafiquants, des liens étroits

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Un membre de l’unité antiterroriste marocaine en 2015.

Un membre de l'unité antiterroriste marocaine en 2015. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Le démantèlement, fin septembre à Tanger, d’une cellule jihadiste a permis de révéler les liens qu’elle entretenait avec des narcotrafiquants connus, actifs entre le Maroc et l’Espagne.

Si les connexions entre groupes islamistes et réseaux criminels sont de notoriété publique au Sahel et au Sahara, on ignorait qu’il en était de même dans le nord du Maroc.

Selon nos informations, le démantèlement, fin septembre à Tanger, d’une énième cellule jihadiste a permis à la police de mettre au jour des liens étroits entre son chef, Ibrahim Ahrouch (alias Touil), et des narcotrafiquants connus, sévissant entre le Maroc et l’Espagne, comme Mohamed Yetfiti (alias Chacha) et Abderrahman Khalki.


>>> A LIRE – Antiterrorisme : le modèle marocain


Renseignements contre pots-de-vin

Les relations entre salafi jihadi et trafiquants pour le contrôle du trafic de chira, de cocaïne, d’ecstasy, de cigarettes et même d’alcool relèvent à la fois de la confrontation (sur fond de racket ou d’enlèvements contre rançon) et de la collaboration (sous la forme d’une protection que ces groupes s’accordent mutuellement).

Selon le rapport d’enquête, auquel JA a eu accès, deux policiers tangérois (un chef de brigade de recherche et un brigadier-chef) informaient régulièrement Ahrouch et ses complices moyennant des pots-de-vin de 2 000 à 4 000 dirhams par renseignement.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3104_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer