Politique

Centrafrique : haro sur Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Karim Meckassoua, ex-président de l'Assemblée nationale centrafricaine.

Karim Meckassoua, ex-président de l'Assemblée nationale centrafricaine. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine est la cible d’un groupe de députés qui réclame sa destitution. En filigrane, c’est une lutte entre Karim Meckassoua et Faustin-Archange Touadéra qui se joue là, sur fond de dissensions entre partisans des Occidentaux et des Russes.

Que cache la pétition lancée par un groupe de députés visant à destituer Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale (PAN), pour « gestion patrimoniale et clanique » ?

Un bras de fer entre ce dernier et Faustin-Archange Touadéra, le chef de l’État, dont les partisans sont à l’origine de cette tentative, mais aussi, en filigrane, un clivage entre les partenaires occidentaux de la RCA et les nouveaux amis russes du président centrafricain.


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Les premiers souhaitent que le PAN conserve son poste, alors que l’influent conseiller de Touadéra, Valery Zakharov, milite pour son départ, Meckassoua ayant à ses yeux tendance à bloquer l’adoption au Parlement de certains contrats miniers et forestiers, en vertu de l’article 60 de la Constitution, qui lui confère ce droit.

Il faut 47 signatures de député pour que la procédure de destitution soit mise en œuvre. D’ores et déjà, Meckassoua a prévenu : il ne se laissera pas « conduire à l’autel comme l’agneau sacrificiel ».

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