Diplomatie

Assemblée générale de l’ONU : New York côté coulisses

Lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre 2018. © Kaname Yoneyama/AP/SIPA

Si la 73e Assemblée générale des Nations unies a été marquée par l'absence de nombreux chefs d'État africains, ceux qui ont fait le déplacement ont multiplié les rendez-vous bilatéraux. Tour d'horizon.

Les chefs d’État africains ne se sont pas pressés à l’Assemblée générale de l’ONU, les 25 et 26 septembre, à New York. Parmi les grands absents : Ali Bongo Ondimba, Paul Biya, Alassane Ouattara, Denis Sassou Nguesso, Idriss Déby Itno, Alpha Condé, Macky Sall, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohammed VI et Béji Caïd Essebsi. Tous ont préféré rester au pays.

Organisée le 26 en présence d’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, de Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, et de Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, la réunion du G5 Sahel n’a été qu’un demi-succès, Ibrahim Boubacar Keïta étant le seul dirigeant de ses États membres à y participer.

Alors qu’il plaide pour un financement onusien de cette force, Mahamadou Issoufou n’a pu arriver que dans la soirée à New York, où il a suivi son propre emploi du temps : réunion annuelle de l’Internationale socialiste le 27, puis entretiens avec Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, et avec l’Américain Tibor Nagy, le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines.


>>> À LIRE – Ce qu’ont dit les présidents africains à l’Assemblée générale de l’ONU


FMI, Monusco et OIF

D’autres dirigeants en ont également profité pour faire avancer leurs dossiers. Patrice Talon a officialisé sa demande de restructuration de la dette auprès de Christine Lagarde, la patronne du FMI.

Joseph Kabila a eu un tête-à-tête avec Guterres, à qui il a réitéré son exigence de voir les négociations reprendre entre son pays et la Monusco pour la mise en œuvre d’un plan de retrait des troupes onusiennes. Il a aussi reçu Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, dont la RD Congo menace de se retirer.

Au 53e étage du Lotte New York Palace, la chambre du président congolais était située en face de celle de l’Angolais João Lourenço. Leurs relations s’étant refroidies, leurs services du protocole ont fait en sorte qu’ils ne se croisent pas.

Si, côté français, on espérait que Justin Trudeau renoncerait à soutenir la candidature de Michaëlle Jean à l’OIF, le Premier ministre canadien a éludé la question lors de son entrevue avec Emmanuel Macron. Lequel s’est brièvement entretenu avec Faure Gnassingbé et Uhuru Kenyatta au One Planet Summit, et a échangé quelques mots avec Faustin-Archange Touadéra.

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