Musique

Tendance : NBA 2K19, le plus populaire des jeux vidéos de Basket-Ball

LeBron James, modélisé et aseptisé. © 2K

NBA 2K19, le plus populaire des jeux vidéo de basket-ball, fête son vingtième anniversaire. Une série dont l’aura dépasse aujourd’hui largement les terrains de sport.

On peut s’extasier sur le réalisme bluffant des graphismes de NBA 2K19. Les coupes de cheveux, les attitudes, les gestes de triomphe ou de dépit personnalisés : tout est rendu avec un souci maniaque du détail, jusqu’au meneur Stephen Curry, qui mâchouille son protège-dents.

On peut aussi apprécier le travail réalisé sur le gameplay, la physique du ballon et de ses rebonds, les interceptions particulièrement fidèles à la réalité, l’intelligence artificielle rendant toujours plus compliquée l’approche du panier. Enfin, il y a l’étendue assez impressionnante d’un jeu qui en concentre une multitude, avec ses différents modes – impossibles à recenser ici –, dans ce que les concepteurs ont appelé le Neigh­borhood (« le quartier »).

80 millions de ventes en vingt ans

Pourtant, ce qui surprend le plus dépasse l’univers des manettes. C’est la capacité qu’a eue cette licence de fédérer le gotha sportif et artistique africain-américain. NBA 2K fait aujourd’hui partie de la culture populaire. La précédente édition, NBA 2K18, s’est vendue à plus de 10 millions d’exemplaires. Et l’ensemble des opus, en vingt ans, a franchi le seuil des 80 millions de ventes.

Ce qui justifie un travail particulièrement soigné : Rob Jones, producteur senior chez Visual Concepts, un studio de développement californien, révélait pendant la présentation du bébé à Paris que 250 personnes bûchaient uniquement sur le jeu, rien que dans ses bureaux de San Rafael (sans compter donc les services de marketing ou de communication un peu partout dans le monde).


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 Aujourd’hui, on reçoit des coups de fil de personnalités qui veulent être modélisées. Faire partie du jeu, c’est le signe que l’on est arrivé, sourit Rob Jones

La licence a évidemment modélisé les grands joueurs du championnat américain et l’on peut même faire reprendre du service à Michael Jordan. Mais elle fait ou a fait intervenir également un grand nombre de célébrités africaines-américaines : des journalistes (Stuart Scott), des réalisateurs (Spike Lee), des acteurs (Anthony Mackie), des youtubeurs (Chris Smoove) et surtout énormément de rappeurs. Jay-Z a été le producteur exécutif de NBA 2K13.

Les stars les plus en vue du hip-hop US signent la bande-son (cette année, il s’agit de Travis Scott) ou apparaissent dans le jeu, tels Quavo ou Lil Yachty. « Aujourd’hui, on reçoit des coups de fil de personnalités qui veulent être modélisées, sourit Rob Jones. Faire partie du jeu, c’est le signe que l’on est arrivé. »

Absence des équipes féminines

Très réaliste, NBA 2K19 met néanmoins de côté plusieurs dimensions importantes du basket américain. D’abord les équipes féminines. Ensuite les combats politiques dans lesquels sont impliqués certains joueurs, dont LeBron James, devenu un leader anti-Trump et l’un des porte-parole les plus audibles de la lutte contre le racisme.

Plusieurs mots, choisis par lui, auréolent cependant son visage sur la jaquette de l’édition 20e anniversaire, dont le terme « equality » (« égalité »). Peut-être pas aussi spectaculaire qu’un dunk, mais déjà une avancée.

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