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Société

Révolution capitale : comment l’Afrique réinvente ses villes

Downtown Kigali seen from the roof of the Ubumwe hotel. Outside of the Rwanda's capital Kigali, delivery of emergency blood supplies to rural clinics and hospitals has been extremely challenging due to the rugged landscape and unpaved roads. Zipline has partnered with the Rwandan government to provide delivery of blood and medical supplies by drone Restauration, panorama Africa East Africa Rwanda UAV Ubumwe hotel Zipline blood delivery downtown drone highrise modern urban african blood supply rwandan medical health © Jason Florio/REDUX-REA

Les plans d’aménagement sont certes imparfaits, les financements souvent difficiles à boucler et les villes intelligentes encore en gestation. Pourtant, de Nairobi à Tunis en passant par Douala et Dakar, les métropoles du continent changent radicalement.

Kilimani est un quartier chic de Nairobi prisé par les start-uppers kényans et étrangers. Les immeubles s’y multiplient, proposant des espaces de coworking à des centaines d’entrepreneurs du numérique et des appartements adaptés au goût de cadres venus des quatre coins du monde.

On y croise l’ingénieur indien attiré par le haut débit du plus gros incubateur-accélérateur du pays, le cadre d’un groupe industriel marocain qui vient de s’implanter sur le marché kényan, le touriste néerlandais qui a loué un pied-à-terre par Airbnb… Mais, pour consolider son influence régionale en matière de high-tech, le Kenya a surtout lancé Konza Technology City, une ville intelligente située à 60 km de la capitale. Un projet de 400 millions de dollars qui vise à créer 200 000 emplois d’ici à 2030.

Leur pensée architecturale est un syncrétisme, à l’image du cosmopolitisme qui caractérise les métropoles continentales

Au-delà de la plus-value économique escomptée, ces quartiers et projets kényans sont des précurseurs des villes africaines de demain telles qu’elles s’esquissent ces dernières années à travers le continent. Elles sont planifiées pour être durables (énergies renouvelables, ressources en eau rationnées, réseaux et flux de circulation rationalisés, etc.). Leur pensée architecturale est un syncrétisme, à l’image du cosmopolitisme qui caractérise les métropoles continentales.


>>> À LIRE – Urbanisation : « En Afrique de l’Ouest, nous disposons d’un champ d’expérimentation énorme »


Leur attractivité est telle que, parmi les « Gafa » (acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon), seul ce dernier est encore absent en Afrique. Et d’autres géants du numérique y sont en pleine expansion, comme l’américain Uber. Présent dans bon nombre de grandes métropoles – Kampala en Ouganda, Abuja et Lagos, au Nigeria… –, le groupe s’attaque déjà aux villes secondaires, comme Kumasi, au Ghana, et Mombasa, au Kenya.

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