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Cet article est issu du dossier «Comment l'Afrique réinvente ses villes»

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Société

Cinéma : à Dakar, les bienfaits de la concurrence

Cinéma Christa dans le quartier de Pâtes d'Oie à Dakar, le 26 mars 2013. © Photo de Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Désormais équipée de plusieurs salles de cinéma, la ville de Dakar dispose d'une offre cinématographique plus conséquente et adaptée aux nouvelles technologies.

Jadis réputé pour les nombreux cinémas qui animaient chacun de ses grands quartiers, Dakar ne comptait plus qu’une seule salle obscure depuis le début des années 1990. Jusqu’à l’ouverture, en mai 2017, de CanalOlympia Teranga par le groupe français Vivendi près du Grand Théâtre, désormais amicalement concurrencé – les deux établissements marchent bien – par le complexe cinématographique Ousmane-Sembène (CCOS), ouvert depuis le 31 mars sur le très chic boulevard Martin-Luther-King de la corniche ouest.

Ses trois salles (de 348, 108 et 50 places) sont équipées de technologies de pointe (projections en 2, 3 et 5D, en Barco et Christi, son Dolby digital…), et les tarifs sont abordables, en regard du standing du complexe : 1 500 F CFA la séance en 2D et 2 000 en 3D pour les enfants (3 à 12 ans), 2 000 F CFA en 2D et 2 500 en 3D pour les adultes et un tarif « première » de 5 000 F CFA le week-end suivant la sortie d’un film.

Bilan positif

Cinq mois après l’ouverture, le bilan est positif, selon Sylvain Foppa, chargé de la communication du complexe. Il accueille en moyenne 2 000 spectateurs par semaine, de tous âges et toutes catégories socioprofessionnelles confondues, avec des pics d’affluence les week-ends, surtout lors des sorties de blockbusters tels que Black Panther ou Avengers: Infinity War. Mais tous les genres et tous les pays ont droit de cité sur les écrans du CCOS.


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Ce dernier dispose en outre d’un restaurant, d’une salle de jeux (billard, baby-foot, jeux vidéo), d’une discothèque et d’une promenade sur le front de mer. L’investissement total représente 3 milliards de F CFA (4,57 millions d’euros) et a été réalisé par le Sénégalais d’origine libanaise Youssef Saleh, patron du Magic Land, le célèbre parc d’attractions et de loisirs voisin. Le groupe Saleh compte désormais ouvrir des complexes du même type à Thiès, Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor.

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