Mode

Style : les chaussures Goya, entre élégance et savoir-vivre

La paire de mocassins Francesca de Goya. © Instagram/Goya

Le Béninois Rodrigue Vodounou a fondé sa marque de chaussures Goya, en 2015. La griffe maison ? Cuir souple, modèles multicolores et séries limitées.

Né en Belgique de parents béninois, l’entrepreneur de 34 ans, amateur de chaussures, a grandi en France. « Je dois ma passion pour la chaussure à ma mère. Elle m’a donné le goût du cuir, du bel ouvrage et de l’esthétique, raconte celui qui a longtemps eu du mal à trouver chaussure à son pied. Mais, pour les hommes, il est difficile de trouver des coupes et un style à moindre coût. »

S’il cesse les études après le baccalauréat, Rodrigue Vodounou se plonge très vite dans le travail, à Paris, tout en nourrissant le rêve de créer sa propre marque. Commercial dans la publicité, opticien, il monte sa société de conseil dans le prêt-à-porter de luxe puis Dandy Services, son entreprise de VTC. « Je suis un touche-à-tout », dit-il.

Ateliers italiens

Il faut attendre 2015 pour que ce gros consommateur de chaussures change de voie et se lance enfin. Pour mettre sur pied son projet, il se rend en Italie à la recherche de fabricants et de fournisseurs prêts à l’aiguiller. En poche, ses économies, « quelques centaines de milliers d’euros ». Le 5 juillet 2016, il ouvre officiellement sa boutique dans le 15e arrondissement de Paris.

L’esprit de ma marque, c’est l’élégance et le savoir-vivre

Les chaussures Goya sont fabriquées dans des ateliers à Venise, berceau de la chaussure italienne féminine, et à Montegranaro, paradis du soulier pour hommes. La livraison entre l’Italie et la France s’effectue tous les quatre mois, avec 15 à 20 exemplaires de la même paire. « Je ne fais que des séries limitées », soutient Vodounou.


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Goya propose différents modèles, du mocassin à la paire de baskets habillées d’imprimés africains en passant par les mules, les bottes, les sandales et les chaussures pour enfants. Des modèles qui coûtent entre 150 et 300 euros. Le créateur privilégie les cuirs souples (agneau, veau), le raphia, le coton, entre autres.

La Francesca

« L’esprit de ma marque, c’est l’élégance et le savoir-vivre. » La boutique enregistre un chiffre d’affaires annuel de 150 000 euros environ, avec une clientèle venant de tous horizons et multigénérationnelle. « Ceux qui achètent mes modèles sont ceux qui savent reconnaître une belle finition. » S’il a dans l’idée d’exporter ses chaussures, Rodrigue Vodounou vise avant tout l’Afrique.

Quand on voit une femme avec cette paire de mocassins, on se dit qu’elle cultive la joie de vivre

« Je donne à chaque paire le nom d’une personne que j’apprécie particulièrement, mais les mocassins Francesca sont un clin d’œil à Francesco de Goya. » Le même peintre auquel il a emprunté le patronyme pour sa griffe. « Je ne suis pas particulièrement amateur de Goya, mais je voulais le nom d’un peintre, car mes chaussures sont, pour la plupart, patinées. Je voulais aussi un nom qui soit cosmopolite et facile à prononcer. »

La Francesca est un modèle multicolore pour femme, en raphia, qui existe aussi pour homme. La version féminine est plus confortable, plus travaillée, et comporte une semelle à mémoire de forme. Le talon, carré, est habillé de tissu. Prix : 290 euros.

« Quand on voit une femme avec cette paire de mocassins, on se dit qu’elle cultive la joie de vivre. » Bleu, rouge, jaune, vert, cette paire aux mille couleurs est l’un des plus grands succès de la griffe Goya. Il n’en existe que 50 exemplaires.

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