Musique

Musique : MHD, le syndrome d’Icare

Le chanteur sénégalo-guinéen MHD à Paris, le 5 septembre. © Claire Delfino pour JA

Après une tournée planétaire, et alors qu'il revient avec un nouvel album, « 19 », dans lequel le prodige de l’afro-trap s’offre de multiples collaborations, MHD a annoncé sa volonté de mettre fin à sa carrière. Le 5 septembre dernier, déjà, il confiait à Jeune Afrique sa peur de la chute.

« Plus envie de rien, plus envie de musique, je pense bien arrêter après cet album, cette vie n’est pas la mienne.» L’annonce de MHD sur Snapchat, lundi 17 septembre, a surpris tout le monde. Un peu moins les lecteurs de Jeune Afrique n°3010 qui ont pu lire l’article que nous avons consacré au prodige de l’afro-trap. Rencontré le 5 septembre dernier dans le cadre de la promotion de son album, MHD nous signifiait déjà sa nostalgie du temps où il n’était encore que Mohamed Sylla.

En attendant si l’annonce de son retrait sera vraiment suivie d’effet, ou s’il ne s’agit que d’un coup de blues passager, nous vous invitons à lire le portrait que nous lui avons consacré : 

MHD nous reçoit à l’horizontale, affalé sur une banquette dans un studio du XIe arrondissement de Paris où il enregistre désormais ses punchlines et autres « Pow ! Pow ! Pow ! ». Le rappeur de 23 ans doit garder une de ses jambes tendue. « Le réveil musculaire est difficile », explique l’attachée de presse ; « j’ai pris un mauvais tacle au foot », corrige plus tard l’artiste aux cheveux et à la barbiche platine. Après avoir caracolé dans les charts (plus de 400 000 ventes dans le monde pour son premier album, MHD), couru sur les scènes d’Europe, d’Amérique et d’Afrique (230 dates dans 22 pays), voilà que le sprinter de l’afro-trap claudique.

Tout juste revenu de vacances en Grèce, Mohamed Sylla doit pourtant commencer au pas de course la promo de son deuxième album, 19. Titre logique pour ce « ressortissant » du 19e arrondissement de Paris qui sort son opus de 19 titres le 19 septembre. L’artiste aux origines guinéenne et sénégalaise s’est offert des collaborations impressionnantes : des grandes pointures de l’afrobeat nigérian (Wizkid, Yemi Alade), le Franco-Congolais Dadju, révélé l’année dernière, le grognard de la musique malienne Salif Keïta, ou encore le rappeur français Orelsan. Les musiques, quant à elles, sont signées par le gratin des dance floors : Diplo, DSK on the Beat, Dany Synthé et Stromae.

Des noms prestigieux qui rendent compte de l’incroyable décollage opéré par le rappeur aux trois consonnes. Flash-back dans les bacs, avant que l’album MHD ne devienne triple disque de platine. Le 29 septembre 2015, MHD met en ligne « Afro Trap part. 1 » : le compteur s’affole aussitôt (aujourd’hui 24 millions de vues sur YouTube) sous le plan-séquence filmé au cœur de la Cité rouge (à Paris), hymne à la « moula » (le cannabis) et au deal.

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