Politique économique

Algérie : pourquoi Ouyahia ouvre les vannes

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, au Parlement, le 17 septembre 2017. © ryad kramdi

Oubliées, les mises en garde catastrophistes du Premier ministre. L’heure est au discours rassurant. Une volte-face aux motivations très politiques.

C’était en septembre 2017, il y a tout juste un an. Pour justifier le recours à la planche à billets, Ahmed Ouyahia se montrait alors alarmiste dans un document de 54 pages révélé par le site TSA-Algérie : « crise financière durable », « état préoccupant des finances publiques », « situation extrêmement tendue au niveau du budget de l’État ».

« Dans la situation actuelle, l’année 2017 sera clôturée avec des difficultés réelles, alors que l’année 2018 s’annonce plus complexe », mettait en garde le Premier ministre, encore plus catastrophiste quelques jours plus tard à l’Assemblée populaire nationale (APN), où il évoquait le risque que les salaires des fonctionnaires ne puissent plus être versés.


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Trois mois plus tard, le même admoneste ses ministres, plus cigales que fourmis, leur demandant de faire preuve de « rigoureuse discipline budgétaire ». « À chaque instant, l’État fonctionne grandement à crédit », rappelait Ahmed Ouyahia. Avant d’introduire une hausse des tarifs des documents biométriques – passeport, carte d’identité, carte grise – dans le projet de loi de finances (PLF) complémentaire présenté au printemps… et retoqué sous cette forme par le président de la République.

Ce texte marque une pause dans la politique d’austérité suicidaire et violente

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