Politique économique

Ghana : le casse-tête Ameri

L'équipe de Nana Akugfo-Addo a d'abord menacé de revenir sur le contrat de concession d'Ameri, avant de changer d'avis. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Aucune justification n’a été donnée au limogeage, le 6 août, du ministre de l’Énergie Boakye Agyarko. Accra tout entier sait pourtant que l’ancien cadre de Bank of New York paie pour sa gestion du dossier Ameri, une centrale de 250 MW à Aboadze, à quelque 200 km de la capitale.

Le 25 juillet, la présidence avait envoyé aux députés une version amendée de la concession du dubaïote Ameri Energy Power Equipment Trading, qui gère cette centrale.

Une semaine plus tard, elle faisait machine arrière. Et pour cause. L’équipe d’Akufo-Addo avait dénoncé cette convention, signée par l’administration Mahama en 2015, contestant un « surcoût » de 150 millions de dollars et menaçant de l’annuler. Plutôt qu’un retrait, le nouveau texte prorogeait la concession à quinze ans, pour un coût de 1,375 milliard de dollars (cinq ans et 510 millions de dollars pour le contrat initial), selon la presse ghanéenne.

Les risques pécuniaires pour le Ghana d’une rupture unilatérale et les contreparties obtenues par Boakye Agyarko n’ont pas été évoqués par la présidence. Le portefeuille de l’Énergie revient à John Peter Amewu, ex-ministre des Terres et des Ressources naturelles, qui s’est empressé de saluer la « rationalité » des dirigeants d’Ameri et a promis de mener les négociations dans un cadre « ouvert et consultatif ».

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