Livres

Littérature – Gauz : « Je voulais être le colon blanc qui débarque sur une plage ivoirienne »

Armand Patrick Gbaka-Brédé, alias Gauz. © Alexandre Gouzou pour Jeune Afrique

Dans un second roman inventif et provocateur, « Camarade Papa », l’auteur raconte la progression des explorateurs français sur le continent et l’histoire récente de l’immigration africaine.

Il faut croire qu’il aime être précisément là où on ne l’attend pas. En 2014, Armand Patrick Gbaka-Brédé, alias Gauz, promenait sa carrure d’armoire à glace sur les plateaux de télévision pour assurer la promotion d’un premier ouvrage tout en humour et en finesse. Avec Debout-payé, gros succès de librairie (plus de 50 000 exemplaires vendus), il portait un regard acide sur la société de consommation en s’appuyant sur ses expériences de vigile.

Oui, on peut donc avoir joué les gros bras devant des magasins Sephora ou Camaïeu et se poser en observateur lucide de ses contemporains. Être un natif du quartier du Plateau, à Abidjan, et se montrer plus à l’aise devant les caméras que les fins lettrés de la place parisienne. Puis il a fallu échapper au rôle du « grand noir sympa » qu’on invite à la télévision.

À 47 ans aujourd’hui, de retour à « Babi », Gauz a concocté un nouveau roman décoiffant : Camarade Papa, toujours à contre-courant. Dans le livre, deux trajectoires se répondent. Celle d’un gosse d’immigrés africains et communistes, à Amsterdam, en 1980, et celle d’un ancêtre français parti tenter l’aventure coloniale à la fin du XIXe siècle.


>>> À LIRE – Littérature : en Côte d’Ivoire, on lit en 2.0


Jeune Afrique : Avec Debout-payé, une partie de la critique s’est demandé comment un vigile pouvait écrire un ouvrage aussi fort…

Gauz : Le storytelling qui accompagnait la sortie du bouquin était effectivement de me présenter comme un vigile. En fait, l’histoire est plus compliquée que ça. Quand je suis arrivé en France, en 1999, c’était pour suivre des études. J’avais ici des cousins, des oncles qui étaient dans la sécurité, ils m’ont donc permis de travailler dans le secteur pour me faire un peu d’argent… Mais quand je surveillais le siège du laboratoire Sanofi, à Paris, ironiquement je bossais en même temps mes cours de biochimie !

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