Sécurité

Défense : l’axe Ouaga-Moscou

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Un soldat burkinabè monte la garde à l’extérieur du Splendid Hotel qui a été attaqué à Ouagadougou, au Burkina Faso, le lundi 18 janvier 2016. (image d’illustration)

Un soldat burkinabè monte la garde à l’extérieur du Splendid Hotel qui a été attaqué à Ouagadougou, au Burkina Faso, le lundi 18 janvier 2016. (image d'illustration) © Sunday Alamba/AP/SIPA

Après avoir apporté un appui militaire à la Centrafrique, la Russie en fait de même avec le Burkina.

Le 21 août, à Moscou, Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense, et Jean-Claude Bouda, son homologue burkinabè, ont signé un accord bilatéral qui prévoit une « assistance technique » des Russes aux forces de défense et de sécurité burkinabè ainsi que des programmes de formation, notamment en matière de renseignement. Cet accord devrait également déboucher sur la fourniture de matériel russe.


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En quête de soutiens dans leur lutte contre le terrorisme, les autorités burkinabè travaillaient à ce rapprochement depuis plus d’un an. « Nous sommes dans une situation d’urgence sécuritaire. Il nous fallait trouver une alternative pour pallier les lenteurs du G5 Sahel », glisse une source officielle. Pour les dirigeants burkinabè, cet accord militaire permet en outre de diversifier leurs relations.


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« Les rivalités entre Russes et Occidentaux ne sont pas nos affaires. Nous collaborons avec tout le monde au gré de nos intérêts », explique un ministre, selon qui cet accord pourra évoluer « en fonction des besoins du Burkina ».

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