Politique

Financement du terrorisme : la Tunisie présente des signes de défaillance, selon le Gafi

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, à Tunis, le 6 février 2015. © Hassene Dridi /AP/SIPA

La Tunisie, sortie de la liste noire des pays exposés au financement du terrorisme, présente encore des défaillances, selon le dernier rapport du Groupe d’action financière internationale (Gafi).

En novembre 2017, le Groupe d’action financière internationale (Gafi), organisme intergouvernemental ciblant la lutte contre les circuits financiers du terrorisme, range la Tunisie parmi « les pays à hauts risques et non coopératifs susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme ». Avant de réviser son jugement et de classer la Tunisie dans les « pays sous surveillance ».

En février dernier, c’est le Parlement européen qui s’en mêle : il inscrit la Tunisie sur « la liste noire des pays défaillants en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ».

Défaillances

Le gouvernement tunisien s’est depuis engagé à montrer patte blanche et à mettre en place une série de procédures.

Insuffisant ? Dans son rapport de juin, le Gafi pointe encore des défaillances et encourage « vivement » le pays à être plus efficace en matière de traçabilité des transactions suspectes, de sanction des violations de l’obligation de transparence, et de contrôle des associations et des fonds douteux liés au terrorisme.

La Tunisie prévoit une sortie des listes noires d’ici à la fin de l’année, mais il lui faudra accélérer la refonte de son système de contrôle.

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