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Mines

RDC : très stratégique cobalt

Extraction de cobalt. © Julien Harneis/Wikimédia Commons

En adoptant son nouveau code minier, l’État congolais, premier producteur de cobalt, instaure notamment une hausse de la redevance sur les minerais désormais classés comme « métaux stratégiques », qui passe de 2 % à 10 %.

La production congolaise de cuivre s’est établie à 1,1 million de tonnes (60 % des recettes d’exportation) en 2017 et devrait passer la barre de 1,5 million de t en 2018. Celle de cobalt est passée de 66 000 t à 86 000 t en 2017 (20 % des recettes d’exportation) et devrait dépasser 105 000 t en 2018, selon le ministère des Mines congolais.

Indispensable pour fabriquer les batteries électriques (de smartphones, de tablettes, de voitures électriques, etc.), le cobalt a vu ses cours presque quadrupler en deux ans à la Bourse des métaux de Londres : de 25 000 dollars en moyenne en 2016, la tonne est passée à 61 200 dollars en 2017 (soit un prix multiplié par 2,2), et, durant le premier semestre 2018, son cours a oscillé entre 80 000 et 95 000 dollars/t.


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Les « métaux stratégiques »

Premier producteur de cobalt, la RD Congo assure près de 60 % de l’offre mondiale de ce minerai, selon le courtier londonien Darton Commodities. Aussi l’État congolais s’est-il attiré les foudres des entreprises minières avec l’adoption, fin janvier, et la promulgation, début mars, de son nouveau code minier.

Ce dernier instaure notamment une hausse de la redevance sur les minerais désormais classés comme « métaux stratégiques » (cobalt, coltan, lithium et germanium), qui passe de 2 % à 10 %.

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