Politique

Amnistiés mais en prison en Guinée équatoriale, les dessous d’une suspension en RDC, une coalition sans Osih au Cameroun…

Réservé aux abonnés
Par
Mis à jour le 7 août 2018 à 16:51

JA © JA

Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

• Cameroun : une coalition sans Osih ?

Maurice Kamto dirige un parti, le MRC, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun à Jeune Afrique le 22 mai 2018.

Maurice Kamto dirige un parti, le MRC, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun à Jeune Afrique le 22 mai 2018. © Jacques Torregano pour JA

En lice pour la présidentielle du 7 octobre, Maurice Kamto met la dernière main, en concertation avec plusieurs petits partis qui l’ont rejoint, à un programme politique qu’il doit dévoiler le 8 août, date à laquelle Elecam publiera la liste des candidats.

Seule une alliance avec Akere Muna et ses soutiens, toujours en discussion, pourrait bouleverser ses plans. En revanche, un rapprochement avec le SDF, que dirige Joshua Osih, semble désormais exclu.

• Guinée équatoriale : amnistiés (toujours) en prison

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d’une visite en Russie (archives).

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d’une visite en Russie (archives). © Mikhail Metzel/AP/SIPA

Selon un document que le CPDS (opposition) a transmis aux autorités lors de la table ronde du 16 juillet, près de quarante prisonniers politiques n’ont toujours pas été remis en liberté, alors que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait décrété une amnistie le 4 juillet. Parmi eux, 35 membres de Citoyens pour l’innovation (CI), le parti de Gabriel Nse Obiang Obono dissous en février.

• RDC : les dessous d’une suspension

Le député national et ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo, Adolphe Muzito, le 12 septembre 2015. © Gwenn Dubourthoumieu / Jeune Afrique

Le député national et ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo, Adolphe Muzito, le 12 septembre 2015. © Gwenn Dubourthoumieu / Jeune Afrique © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

Le 30 juillet, Adolphe Muzito a été suspendu du Parti lumumbiste unifié (Palu). Motif officiel : il s’est déclaré candidat à la présidentielle sans l’aval de sa formation politique. Pour l’entourage de l’ancien Premier ministre, qui s’oppose à l’adhésion du Palu au Front commun pour le Congo (FCC), créé à l’initiative du président Joseph Kabila, « c’est pour éviter qu’il conduise le Palu vers les forces de l’alternance que Muzito a été sanctionné ». Et d’accuser Martin Kabwelulu, ministre des Mines et cadre du parti, d’agir « pour le compte de Kabila ».