Elections

Tentative d’alliance anti-Biya au Cameroun, un référendum sous tension aux Comores…

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 30 juillet 2018 à 16h28
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Les tractations ont démarré au sein de l’opposition camerounaise en vue d’une hypothétique candidature unique face à Paul Biya pour la présidentielle. Aux Comores, le référendum de ce lundi est contesté par l’opposition… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

• Cameroun : unis contre Biya ?

Le député Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF).

Le député Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF). © Adrienne Surprenant/Collectif Item pour JA

Sous la pression de leurs militants, les tractations se poursuivent entre NOW, le mouvement d’Akere Muna (emmené par Joseph Lea Ngoula, coordinateur à la mobilisation, et Maxime Jong, le stratège de campagne), et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, qu’animent les avocats Emmanuel Simh et Michèle Ndoki. Muna et Kamto doivent se rencontrer avant le 8 août, date à laquelle sera publiée la liste officielle des candidats à la présidentielle.

Une alliance est toujours envisagée, mais aucune décision ne sera prise d’ici là. Les discussions s’annoncent plus compliquées avec le Social Democratic Front (SDF) et son candidat, Joshua Osih. Si Akere Muna lui a déjà parlé plusieurs fois au téléphone et prévoit de le rencontrer, avec le soutien de personnalités comme le cardinal Christian Tumi ou Paul Éric Kingue, les jeunes soutiens d’Osih, eux, estiment qu’une alliance n’est pas nécessaire.

• Comores : référendum sous tension

Le président des Comores Azali Assoumani à sa sortie du palais de l'Elysée, en octobre 2016.

Le président des Comores Azali Assoumani à sa sortie du palais de l’Elysée, en octobre 2016. © Christophe Ena/AP/SIPA

La tenue d’un référendum constitutionnel, le 30 juillet, en présence d’observateurs du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), est contestée par l’opposition, qui a brandi la menace d’un « bain de sang ».

Alors que le 21 juillet Moustadroine Aboudou, l’un des vice-présidents, a été victime d’une tentative d’assassinat à la kalachnikov (dans laquelle l’opposition nie toute responsabilité), Azali Assoumani, le chef de l’État, a convié par téléphone, et par deux fois, son adversaire, Mohamed Ali Soilihi (UPDC), à le rencontrer. L’intéressé a jusque-là décliné.

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