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Cet article est issu du dossier «Aérien : Emirates, quelle stratégie pour demain ?»

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Transport aérien

Aérien : le modèle de hub Emirates remis en question ?

A Dubaï, le hub qui a accueilli 88,2 millions de voyageurs en 2017 vise les 240 millions de visiteurs en 2025.

A Dubaï, le hub qui a accueilli 88,2 millions de voyageurs en 2017 vise les 240 millions de visiteurs en 2025. © Untitled/AP/SIPA

L’arrivée des appareils de nouvelle génération, l’Airbus A321LR et le Boeing 737 Max, permettront de faire du long-courrier point à point, ce qui pourrait remettre en question le modèle de hub Emirates.

Le transporteur aérien de Dubaï, piloté par le cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, oncle de l’émir de Dubaï, également président de Dubaï World, le fonds souverain de l’émirat, a pour premier objectif de capter le maximum de flux de passagers sur son hub. Il a accueilli 88,2 millions de voyageurs en 2017 et vise les 240 millions en 2025.

« Avec Emirates, mais aussi DP World, [qui gère les ports et les zones franches de l’émirat, et est présent dans sept pays africains], il s’agit de faire de la ville une capitale logistique sans égale, d’amener des millions de consommateurs dans ses malls et, accessoirement, de les convaincre d’investir dans l’émirat. Il n’y a pas d’Emirates sans plateforme duty free. Emirates n’est qu’une tête de gondole pour favoriser la place financière de Dubaï, notamment entre l’Afrique et l’Asie » analyse Jean-Philippe Gouyet, ex-« Monsieur Afrique » d’Airbus et ancien directeur général délégué du logisticien Necotrans.

Des appareils de nouvelle génération

Mais la plateforme d’Emirates, bien plus aboutie que celles d’Ethiopian Airlines à Addis-Abeba, de Turkish Airlines à Istanbul et des autres compagnies du Golfe, Etihad et Qatar Airways notamment, pourrait être remise en question à terme par l’arrivée des appareils de nouvelle génération, l’Airbus A321LR et le Boeing 737 Max. Ces avions monocouloirs disposant d’un troisième moteur permettront de faire du long-courrier point à point… donc de l’Asie à l’Afrique sans passer par un hub moyen-oriental.

Autre menace, les tour-opérateurs chinois chartérisent de plus en plus les voyages de leurs clients, en s’appuyant sur les compagnies chinoises, qui ont beaucoup étoffé leurs plans de vol ces dernières années et sont soutenues par les banques de l’empire du Milieu.

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