Politique

Le chantage de Yayi au Bénin, les soutiens du Hirak qui s’essoufflent au Maroc…

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 23 octobre 2019 à 20h35
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L’ancien président béninois Thomas Boni Yayi a tenté d’obtenir le retrait de la demande de levée d’immunité pesant sur deux membres de son parti, le roi du Maroc ne délivrera pas de grâce présidentielle pour les condamnés du Hirak… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

• Bénin : le chantage de Yayi

Pourquoi les députés de l’opposition ont-ils de nouveau fait bloc, le 5 juillet, contre le projet de réforme constitutionnelle ? Deux jours plus tôt, Adrien Houngbédji, le président de l’Assemblée nationale, avait négocié pendant une heure et trente minutes au téléphone avec Thomas Boni Yayi, l’ancien chef de l’État, pour obtenir le ralliement de son camp. En vain.

En réalité, l’opposition n’accepterait de voter en faveur de cette réforme que si l’exécutif retirait sa demande de levée d’immunité à l’encontre de deux de ses députés, Valentin Djènontin et Idrissou Bako, poursuivis pour des malversations dans la filière coton.

• Maroc : les soutiens du Hirak s’essoufflent

Contrairement à ce que certains ont laissé entendre, il n’y aura pas de grâce royale, le 30 juillet, à l’occasion de la fête du Trône, pour les 53 condamnés du Hirak du Rif, Nasser Zefzafi en tête.

Le pouvoir est d’autant moins enclin à la mansuétude que la mobilisation en faveur des condamnés (qui ont tous fait appel) demeure très relative, cantonnée à l’extrême gauche (la Fédération de la gauche démocratique de Nabila Mounib), aux islamistes hors système d’Al Adl Wal Ihsane, que dirige Mohamed Abbadi, et aux familles des militants rifains.

La Coupe du monde de football, la période estivale, le désintérêt manifesté tant par les grands partis marocains que par les capitales européennes (Paris comme Madrid se refusant à tout commentaire sur le lourd verdict du 26 juin) et les scènes de violence qui ont entaché l’image du mouvement de contestation fin 2016 et début 2017 expliquent que les manifestations de soutien ont attiré peu de monde. La plus importante d’entre elles, le 15 juillet à Rabat, a réuni une dizaine de milliers de personnes.

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