Défense

RDC : en ordre de bataille autour de Kabila

John Numbi lors d’une audience au tribunal, le 27 janvier 2011. © JUNIOR KANNAH/AFP

Une nouvelle coalition sur le terrain politique, des nominations de proches à la Cour constitutionnelle. Ces dernières semaines, Joseph Kabila resserre les rangs...

Et les Forces armées de la RD Congo (FARDC) ne font pas exception. Le chef de l’État a ainsi fait revenir le général John Numbi aux affaires. Suspendu en 2010 après l’assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, cet ancien chef de la police, très influent au sein de la Garde républicaine, a été nommé, à la mi-juillet, inspecteur général des FARDC. À la tête de l’armée, le lieutenant-général Célestin Mbala remplace son ancien chef, le général Didier Etumba, désormais retraité et conseiller militaire du président.

Sous le coup de sanctions de l’Union européenne ou des États-Unis

Très proche de feu Laurent-Désiré Kabila, le père du président, le général François Olenga devient, lui, le « chargé des missions militaires » du président. Jusqu’ici commandant de la première zone de défense, qui comprend la ville de Kinshasa, le Kongo-Central et des ex-provinces du Bandundu et de l’Équateur, le général Gabriel Amisi, dit Tango Four, est promu chef d’état-major adjoint, chargé notamment des opérations. Delphin Kahimbi se maintient de son côté au service des renseignements militaires, l’ex-Détection militaire des activités anti-patrie (Demiap). Cet officier, passé par l’Institut des relations internationales et stratégiques de Paris, monte toutefois en grade et devient général major.


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Presque tous ces hauts gradés sont pourtant sous le coup de sanctions de l’Union européenne ou des États-Unis. « À l’approche de l’élection du 23 décembre, qui s’annonce bien délicate, Joseph Kabila a préféré rassurer ses chiens de garde. Il sait que, pour la survie de son régime, il vaut mieux avoir ces officiers controversés dans son camp », analyse un diplomate occidental établi à Kinshasa. L’armée tient en effet à avoir son mot à dire. « S’il ne veut pas quitter précipitamment le pouvoir, le prochain président devra trouver un accord avec nous », prévient l’un de ces généraux. Pour l’instant, ils ne font confiance qu’à Kabila.

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