Politique

Comores : que devient Mohamed Amiri Salimou, l’ancien chef d’état-major ?

Mohamed Amiri Salimou, chef d’état-major sous le président Abdallah Mohamed Sambi © JOSE CENDON/AFP

Accusé du meurtre du colonel Combo Ayouba en 2010, Mohamed Amiri Salimou, chef d’état-major sous le président Abdallah Mohamed Sambi, s'est présenté à la présidentielle comorienne de 2016 et collectionne les diplômes prestigieux.

Le général Salimou aime trop l’Histoire pour ne pas apprécier le clin d’œil qu’elle lui a envoyé le 19 mai. Ce jour-là, Abdallah Mohamed Sambi, l’ancien président comorien, a été placé en résidence surveillée – mésaventure qui advint à Salimou en 2010, quand il fut accusé du meurtre du colonel Combo Ayouba.

À l’époque, Sambi avait vu là un bon moyen de se débarrasser de cet officier rétif. Reconnu coupable sans avoir été jugé, puis acquitté à l’unanimité par la Cour constitutionnelle, Salimou ne retrouva la liberté qu’en 2012.

Un MBA en intelligence économique

Il s’exila en France, refit surface aux Comores le temps de se présenter (et d’échouer) à la présidentielle de 2016, puis retourna s’installer à Villeneuve-Saint-Georges, en région parisienne.

Aujourd’hui, tandis que Sambi attend d’être déféré devant des juges, son ex-chef d’état-major collectionne les honneurs. Premier saint-cyrien des Comores, diplômé de deux académies militaires (aux États-Unis et en Chine), Salimou a obtenu, à 56 ans, un MBA en intelligence économique à l’École de guerre économique (Paris).

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