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Cet article est issu du dossier «Cameroun : l'éternel retour»

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Économie

Cameroun : Penjaland, le premier bar à fruits de la capitale

Le fondateur et propriétaire de Penjaland (ci-dessus), le 28 juin, à Yaoundé. La boutique (en haut) et le laboratoire (ci-contre). © Adrienne Surprenant pour JA

Le publicitaire Jean Paul Tchomdou vient d’ouvrir le premier bar à fruits de la capitale. Qui devrait rapidement faire des petits.

Méli-mélo de fruits au gingembre, duo de fruits à la mandarine, trio de fruits frais de Penja, le tout relevé d’escargots grillés, de porc ou de poulet braisé. Le menu est à l’avenant. Et avec l’ouverture du premier bar à fruits du pays, Penjaland, le 27 juin, le lieu-dit Camp-Sonel-Essos, à Yaoundé, connaît une affluence inédite.

Natif de Penja – localité proche de Douala rendue célèbre par le poivre du même nom –, le publicitaire Jean Paul Tchomdou, 47 ans, s’est fait une place dans l’audiovisuel grâce à Carrières et à Stratégies, deux programmes produits par sa société In&Out.

Ce fils de pub, qui se définit comme un entrepreneur social, a décidé d’importer au Cameroun le concept de « fraîche découpe », lequel consiste à acheter, nettoyer, découper et conditionner des fruits et légumes frais, prêts à la consommation : un marché qui a pesé quelque 37 millions d’euros en France en 2017.

Un concept encore plus pertinent au Cameroun, où, faute de dispositif de conservation à l’échelle industrielle, on assiste bien souvent, dans les villes comme dans les campagnes, au spectacle navrant de fruits et légumes en décomposition.

Objectif : respecter les normes sanitaires et satisfaire aux nouvelles exigences diététiques et esthétiques

Réseau de points de vente

Le bar à fruits, qui a mobilisé 105 millions de F CFA (160 000 euros), n’est qu’une première étape. Fin juillet, le laboratoire de Penjaland démarrera ses activités afin d’approvisionner en fruits frais les supermarchés, les restaurants et les hôtels.

Parallèlement, Jean Paul Tchomdou va installer un réseau de points de vente dans la capitale, puis, d’ici à deux ans, à Douala et dans la sous-région. Son objectif : sortir le secteur des fruits et légumes frais du seul commerce ambulant et artisanal en imposant, à toutes les étapes, le respect des normes sanitaires, mais aussi en répondant aux exigences diététiques ainsi qu’aux critères esthétiques des consommateurs, avec des bars et des boutiques au design épuré et aux couleurs acidulées.

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