Politique

Côte d’Ivoire : et si Ouattara se passait de Bédié ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 09 juillet 2018 à 10h24
Henri Konan Bédié.

Henri Konan Bédié. © Sia KAMBOU/AFP

Le prochain gouvernement ivoirien, qui aura pour mission de préparer la présidentielle de 2020, sera très politique.

Depuis la dissolution du précédent gouvernement, le 4 juillet, les négociations entre le président Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié sont difficiles. Les tensions avaient déjà été exacerbées, le 17 juin, par le refus du bureau politique du PDCI d’adhérer au projet de parti unifié.

Les deux alliés ne se sont pas adressé la parole depuis plus de dix jours, et le chef de l’État a ordonné l’arrêt des travaux de l’église Sainte-Anne de Pepressou, que finance la présidence dans le village du patron du PDCI.

L’intransigeance de Bédié

Henriette Dagri Diabaté, la présidente du RDR, et Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence, tentent de jouer les émissaires, mais Bédié a fait savoir qu’il préférerait perdre des portefeuilles ministériels que céder sur la question de l’alternance en 2020.

Face à l’intransigeance du Sphinx, Ouattara a renoncé à constituer un parti unifié avec le PDCI. Il le fera en revanche avec « Sur les traces d’Houphouët-Boigny », le mouvement que Kobenan Kouassi Adjoumani, l’ex-porte-parole du PDCI, a lancé le 3 juillet. Le chef de l’État maintient la pression sur les ministres et les hauts cadres du PDCI pour qu’ils rejoignent ce mouvement.

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