Économie

Dix choses à savoir sur Neila Tazi, figure du patronat marocain

neila tazi © karim tibari/3Acom

Figure du patronat marocain et « pro » de la communication, Neila Tazi a aussi lancé le Festival Gnaoua Musiques du monde d’Essaouira, dont la dernière édition, en juin, a fait un tabac.

  • Américaine

Née en 1967 à Washington, où son père était directeur exécutif adjoint à la Banque mondiale, elle possède la nationalité américaine. En avril, elle a fait partie de la délégation marocaine qui s‘est rendue « aux States » (comme elle dit) pour assister à une réunion annuelle du FMI.


>>> A LIRE – Maroc : Neila « Wonder Woman » Tazi


  • Amitiés

Parmi ses amis, Karim Tazi, l’administrateur du groupe Richbond, et Malika Oufkir, la fille du général Mohamed Oufkir, qui fut emprisonnée dans les geôles de Hassan II alors qu’elle n’avait que 19 ans et qui en sortit près de vingt ans plus tard.

Elle reste très proche de ses deux cousins, Ahmed Réda Benchemsi, fondateur de l’hebdomadaire TelQuel, et Dino Sebti, patron de la maison de production Sigma.

  • Exit

En 2003, elle lance Exit Urban Guide, un guide culturel dont elle prend la direction. Le manque de publicité met fin à l’aventure.

  • Gnaouie

À la tête de l’association Yerma Gnaoua, elle travaille à la préservation du patrimoine gnaoui. Elle a aidé ces musiciens à obtenir des cartes d’artistes professionnels et des visas pour se produire à l’étranger, et milite aujourd’hui pour que leur culture soit inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Karim Tibari/A3Com

  • Petite entrepreneuse…

En 1992, avec deux associées et peu de moyens, elle lance A3 Communication. Aujourd’hui, ce groupe, qui emploie une vingtaine de personnes, organise aussi des événements culturels.

  • …et grande patronne

Élue en 2012 à la tête de la CGEM – le patronat marocain –, Miriem Bensalah-Chaqroun (son amie d’enfance) la charge d’améliorer sa communication et la fait entrer au conseil d’administration de la confédération. Entre et 2018, Tazi en a été la vice-présidente.


>>> A LIRE – Maroc : Miriem Bensalah Chaqroun, la femme qui a marqué le patronat marocain


  • Perchoir

Cette même année, elle fait partie des représentants de la CGEM qui entrent à la Chambre des conseillers, la chambre basse du Parlement. Elle en obtient la vice-présidence et devient la première femme à présider des séances plénières.

  • Industrie culturelle

En 2018, elle crée au sein de la CGEM une fédération des industries culturelles. Elle en préside le comité ad hoc, avec l’aide d’Abdelkader Retnani, patron de la maison d’édition La Croisée des chemins.

  • Gazelle

Rezo Events, la filiale d’A3 Communication spécialisée dans l’événementiel, organise des conférences, des concerts (comme celui de Jean-Michel Jarre à Merzouga). Tazi est aussi l’une des chevilles ouvrières de la communication du Rallye Aïcha des gazelles, auquel Bensalah-Chaqroun et elle participèrent au début des années 1990.

  • Succès

En 1998, avec ses amies d’A3, elle lance le Festival Gnaoua Musiques du monde, à Essaouira, et reçoit le soutien d’André Azoulay, le conseiller royal. Depuis, cette manifestation a acquis une belle notoriété (près de 300 000 festivaliers cette année).

Fermer

Je me connecte