Politique

Tunisie : que devient… Slim Chiboub ?

Slim Chiboub lors des funérailles de Azouz Lasram, ancien président du Club Africain et ancien ministre des Finances, en février 2017. © Hichem

Slim Chiboub, le gendre de Zine el-Abidine Ben Ali, a accepté de se soumettre au processus tunisien de justice transitionnelle post-révolution.

Alors qu’il vivait aux Émirats arabes unis, où il s’était réfugié en 2011 au lendemain de la chute du président Ben Ali, dont il a épousé la fille cadette, Dorsaf, Slim Chiboub a vu ses biens confisqués en Tunisie et ses avoirs en Suisse gelés puis transférés au Trésor tunisien.

Il a aussi écopé d’une amende de 375 000 francs suisses pour blanchiment dans l’affaire Alstom et a été condamné, à son retour au pays en 2014, à six mois de prison ferme pour sa responsabilité, en tant que président de l’Espérance sportive de Tunis, dans les violents incidents survenus lors d’un match de football au stade de Béja, en 1999 (trois morts).


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Poursuivi dans l’affaire du marché de la centrale électrique de Radès, mais finalement libéré en janvier 2016, il a accepté de se soumettre au processus de justice transitionnelle et a signé un accord d’arbitrage et de réconciliation avec l’État, qui lui réclamait 1 120 millions de dinars pour préjudice moral. Aujourd’hui âgé de 59 ans et préoccupé par la santé de son épouse, Chiboub ne mène plus grand train et vit à Sidi Bou Saïd.

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