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Cet article est issu du dossier «Maroc : sous les claviers, la plage»

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Maroc : l’éducation des jeunes mise en cause

Un professeur d’un lycée de Khouribga frappe et insulte une jeune élève. © Capture d'écran / Youtube

L’éducation est un sempiternel sujet de débat au Maroc. L’enseignement public est non seulement de faible qualité, mais il est aussi le théâtre de violences.

En novembre 2017, une vidéo réalisée avec un smartphone dans une école de Ouarzazate montre un élève mineur qui s’en prend violemment à son professeur. Buzz immédiat. Les images choquent et interpellent les citoyens sur cette « jeunesse en perdition ».

Le 20 mai 2018, une nouvelle vidéo met les réseaux sociaux en ébullition. Cette fois, c’est un professeur d’un lycée de Khouribga qui frappe et insulte une jeune élève. C’est malheureusement loin d’être une première. En 2014 déjà, un maître d’école avait été filmé en train d’humilier une fillette qui n’arrivait pas à écrire le chiffre 5, ce qui avait suscité un tollé.

Point positif de ces sombres affaires : l’émoi 2.0 a poussé les autorités à réagir rapidement. Chaque fois, des enquêtes ont été ouvertes et ont mené à des arrestations. Le ministère de l’Éducation, lui, a créé, en 2015, un Observatoire national de lutte contre la violence en milieu scolaire.

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