Politique

Bénin : Talon furieux contre « Parfaite »

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 21 juin 2018 à 12h13
Patrice Talon, président du Bénin, avec le pape François, lors de sa vite au Vatican le 18 mai 2018.

Patrice Talon, président du Bénin, avec le pape François, lors de sa vite au Vatican le 18 mai 2018. © DR / Présidence de la République du Bénin.

Le chef de l’État béninois est en colère : « Parfaite », la fondatrice de l’Église de Banamè a affirmé avoir été à l’initiative de sa visite du 18 mai dernier au pape François.

« Parfaite », la fondatrice de « l’Église catholique privée » de Banamè, a déclenché l’ire de Patrice Talon, qui a menacé de sévir. Elle a publiquement déclaré qu’elle a été à l’initiative de la visite du chef de l’État au Vatican le 18 mai, réactivant les reproches que l’on a faits à ce dernier à propos de sa supposée double appartenance à l’Église catholique romaine et à celle de Banamè.

Lors de leur entretien en tête-à-tête, le pape François et Patrice Talon avaient évoqué le sujet de « l’Église catholique privée » de Banamè, dont la fondatrice a soutenu le chef de l’État béninois pendant sa campagne électorale de 2016.

Un document confidentiel

François avait alors notamment plaidé auprès de Patrice Talon pour qu’il gère cette affaire « avec lucidité, pour ne pas laisser s’égarer les Béninois ». La secte prive en effet l’Église catholique locale de ses prêtres et religieuses.

Le cardinal et secrétaire d’État Pietro Parolin a ensuite remis au président béninois un document confidentiel sur Banamè, censé démontrer la dangerosité de cette secte.

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