Politique

Cameroun – Guerre d’héritage chez les Muna : le document qui fragilise Ama Tutu Muna

Le 15 février, Akere Muna dans son bureau à Yaoundé © Jean-Pierre Kepseu/JA

Les enfants de Salomon Tandeng Muna - la fratrie compte une ancienne ministre de la Culture et un candidat à la prochaine présidentielle - se disputent la gestion de l'héritage du patriarche. La prochaine audience judiciaire est prévue le 26 juin à Yaoundé.

Accusé par Ama Tutu Muna, ex-ministre des Arts et de la Culture, de faux et usage de faux dans la gestion de l’héritage de leur père, Akere Muna, candidat à la présidentielle, constitue une équipe d’une cinquantaine d’avocats, dont devrait faire partie Me Claude Assira.

Alors qu’Ama Tutu Muna, conseillée par Me Fostine Fotso, affirme ne pas avoir eu connaissance du jugement d’hérédité établi à la mort du patriarche, le candidat à la présidentielle s’appuie sur une lettre que sa sœur avait adressée à Afriland First Bank en 2002, dans laquelle elle expliquait que ledit document se trouvait en pièce jointe. La prochaine audience sur ce dossier est fixée au 26 juin à Yaoundé.

Lettre adressée d’Ama Tutu Muna – 21 octobre 2002 by jeuneafrique on Scribd

Ma sœur est manipulée, elle veut que je renonce à ma candidature

Proche de Laurent Esso, ministre de la Justice, Ama Tutu Muna a assigné en février ses deux frères, Akere et Bernard Muna. Elle leur reproche d’avoir mal géré l’héritage de Salomon Tandeng Muna et réclame sa nomination en tant que coadministratrice de la succession.

En 2002, à la mort de l’ancien Premier ministre, Daniel Muna avait été désigné comme administrateur unique de la succession par les enfants de Salomon Tandeng Muna. En 2009, après le décès de Daniel Muna, son frère Akere a à son tour été désigné.

Depuis, et avant février dernier, Ama Tutu Muna n’avait jamais remis en cause cette désignation, assure Akere Muna. « Elle est dans son droit. Ce partage n’a jamais été fait en raison d’un contentieux fiscal, en cours de règlement, assurait l’ancien bâtonnier à Jeune Afrique en avril dernier. Mais la famille aurait préféré qu’il bénéficie aux petits-enfants. »

ET le candidat à la présidentielle d’ajouter : « Ma sœur est manipulée, elle veut que je renonce à ma candidature. »

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