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Cet article est issu du dossier «Banque africaine de développement : Adesina, l'heure de vérité»

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Politique économique

BAD : qui sont les hommes du président Adesina ?

Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD. © Eric Larrayadieu/ Africa CEO Forum/Jeune Afrique

Deux ans et demi après son arrivée aux commandes de la BAD, Akinwumi Adesina dispose désormais d’un état-major composé de fidèles de longue date ou de vétérans des marchés africains compatibles avec son style de leadership.

Victor Oladokun, directeur de la communication et des relations extérieures

AFDB

Le recrutement en septembre 2017 de ce communicant ­nigériano-britannique a formalisé le rôle officieux de conseiller qu’il tenait déjà au moment de la campagne d’Adesina pour la présidence de la BAD. Urbain et méticuleux, il a travaillé comme journaliste et producteur de télévision pendant près de vingt ans pour le groupe américain CBN International.

Vincent Nmehielle, secrétaire général

DR

Le juriste nigériano-­sud-africain partage le sens de l’humour et le goût pour la culture populaire d’Adesina – tous deux sont fans du film Black Panther. Diplômé des prestigieuses universités Notre Dame et George-Washington, aux États-Unis, il a été avocat puis professeur de droit à Witwatersrand, en Afrique du Sud. Avant de rejoindre son compatriote à Abidjan en août 2016, il était directeur des affaires juridiques de la Commission de l’Union africaine, à Addis-Abeba.

Célestin Monga, Chef économiste et vice-président, gouvernance économique et gestion du savoir

UNIDO

Personnalité respectée au parcours protéiforme (universitaire, économiste, journaliste, écrivain, fonctionnaire international…), Célestin Monga est le seul membre du cercle restreint d’Adesina disposant d’une véritable notoriété sur le continent. Le dirigeant camerounais, connu pour son franc-parler, s’est adapté aux habitudes de son nouveau patron – qui goûte peu de partager la vedette – et a réduit significativement ses prises de position publiques depuis son recrutement. Sous l’égide de Monga – et malgré les nombreux postes vacants dans son staff –, le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2018 » a pu être rédigé entièrement par le personnel de la banque, pour la première fois sans l’appui de l’OCDE et du Pnud, comme cela était le cas précédemment.

Charles Boamah, Vice-président principal

Longtemps chargé des finances – sous Donald Kaberuka et durant dix-huit mois sous Adesina –, il est propulsé au poste de numéro deux de la BAD, à la suite de la démission surprise de Frannie Léautier, en avril 2017. Respecté dans les milieux financiers et acteur clé d’opérations majeures de l’institution sur les marchés internationaux, ­l’expert-comptable ghanéen était toutefois peu impliqué auparavant dans la conduite opérationnelle de la banque. Il revendique cependant « un rôle de premier plan » dans la préparation de la délocalisation de la BAD à Tunis, en 2003, et de son retour à Abidjan, en 2015.

Maria Mulindi, directrice de cabinet

Contrairement à son prédécesseur, la Zimbabwéenne Sipho Moyo, la Kényane Maria Mulindi est, elle, une fidèle du dirigeant nigérian. Elle l’a accompagné, à un titre ou à un autre, depuis une décennie, d’abord comme collaboratrice au sein de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), dont il était vice-président, puis comme conseillère durant son passage au ministère nigérian de l’Agriculture, et comme consultante senior dès son arrivée à la BAD.

David Ssegawa, vice-président par intérim des ressources humaines et des services institutionnels

Ancien d’Airtel Bharti Africa, d’Unilever et de Coca-Cola, le manager d’origine ougandaise a été recruté en mai 2016 pour gérer les ressources humaines. Son nom revient régulièrement chez les détracteurs du président de la BAD, qui questionnent son rôle dans les départs de Frannie Léautier et de l’Ivoirien Albéric Kacou, son prédécesseur à la vice-présidence.

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