Diplomatie

Djibouti : les États-Unis jaloux de la Chine

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Les présidents djiboutien et chinois, Ismaïl Omar Guelleh et Xi Jinping.

Les présidents djiboutien et chinois, Ismaïl Omar Guelleh et Xi Jinping. © DR Montage /Vincent Fournier pour JA et Luong Thai Linh pour AP

Les autorités djiboutiennes n’ont pas apprécié la lettre que les sénateurs américains James Inhofe (républicain) et Martin Heinrich (démocrate) ont adressée le 2 mai à John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale.

Dans cette missive, dont JA s’est procuré copie, les sénateurs fustigent « l’immense influence de la Chine ». Selon eux, Pékin serait en passe de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb, d’encercler la base américaine du Camp Lemonnier et de faire main basse sur le terminal à conteneurs du port de Doraleh (DCT) en échange de l’effacement d’une partie de la dette djiboutienne.

Guelleh dément la mainmise chinoise

Réponse, le 16 mai, de Mahmoud Ali Youssouf, le ministre des Affaires étrangères, dans une lettre envoyée au secrétaire d’État Mike Pompeo (ci-contre) : il s’agit d’« affirmations sans fondement », la Chine est « un partenaire crucial » au développement envers qui le pays est « immensément reconnaissant ». Ce qui n’empêche pas Djibouti de demeurer un « allié loyal et fiable » des États-Unis.

Quant au DCT, le ministre reprend le « démenti formel » qu’avait opposé le président Ismaïl Omar Guelleh, dans les colonnes de JA, aux rumeurs d’une mainmise chinoise sur cette installation reprise en février aux Émiratis de DP World.

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