Vie des partis

RDC : Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi en binôme à l’international

Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, à Paris  en décembre 2015.

Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, à Paris en décembre 2015. © Pierre Boisselet pour JA

De l’Union européenne à l’Union africaine, les deux opposants font front commun devant les instances internationales avec un objectif : démontrer qu’ils font bloc face à Joseph Kabila. Mercredi 23 mai, ils étaient côte à côte pour une intervention devant l’Atlantic Council, à Washington.

Pour démentir les rumeurs persistantes qui, à Kinshasa, font état de son imminente nomination au poste de Premier ministre, Félix Tshisekedi a entamé une discrète tournée diplomatique au côté de son allié Moïse Katumbi. Les deux opposants se sont rendus le 16 mai à Paris, puis à Bruxelles.


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Côte à côte à Washington

Ils se sont ensuite rendus en Allemagne puis à Washington, où ils ont animé une conférence au siège du think tank Atlantic Council, mercredi 23 mai. « Ce n’est pas qu’une unité d’apparence. Nous travaillons réellement ensemble », a insisté à cette occasion Félix Tshisekedi, cité dans un article du think tank américain publié suite à la conférence.

Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, lors de la conférence devant le think tank Atlantic Council, à Washington le 23 mai 2018.

Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, lors de la conférence devant le think tank Atlantic Council, à Washington le 23 mai 2018. © DR / Atlantic Council/James Wholley

Nous avons discuté de la possibilité d’avoir un [seul] candidat de l’opposition au moment des élections

« Nous avons également discuté de la possibilité d’avoir un [seul] candidat de l’opposition au moment des élections », a-t-il ajouté, affirmant par ailleurs que le Mouvement de libération du Congo (MLC), de Jean-Pierre Bemba, était également impliqué dans ce front commun face à Joseph Kabila.

Affirmant être présent à Washington pour « sonner l’alarme », Félix Tshisekedi a plaidé devant les participants pour que les États-Unis accentuent la pression sur le gouvernement congolais. « Demain, quand la catastrophe arrivera, vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas. Il est maintenant temps d’agir, de faire pression, avec des sanctions, afin que nous puissions forcer [Joseph] Kabila à ne pas briguer un troisième mandat et également permettre des élections libres et démocratiques. »

« Actuellement, Kabila fait tout pour ne pas organiser les élections », a pour sa part lancé Moïse Katumbi. « Il n’y a que les aveugles qui peuvent dire qu’il y aura des élections dans le pays (…) Kabila nous mène directement à la guerre civile », a-t-il continué.

« Fatshi » et Katumbi ont prévu de poursuivre leur campagne commune auprès de l’UA et des organisations régionales. Objectif : démontrer qu’ils font toujours bloc contre Joseph Kabila.

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