Sécurité

Côte d’Ivoire : la grande muette en alerte face aux risques de mutineries

Des soldats ivoiriens à Abidjan, en mai 2014. © Bruno Levy pour Jeune Afrique

Les forces de défense et de sécurité ivoiriennes sont en état d'alerte : l'état-major craint de nouveaux soulèvements dans les casernes du pays.

Face au risque de nouveaux soulèvements dans les casernes, l’état-major des armées a pris les devants en demandant à l’ensemble des forces de défense et de sécurité de se mettre en alerte du 1er au 18 mai.


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Selon nos sources, sept militaires en poste à Bouaké, suspectés d’être les meneurs de ce possible mouvement de contestation, ont été convoqués les 2 et 4 mai à Abidjan par le chef d’état-major Sékou Touré. Ils devraient être mutés dans les prochains jours.

Opération de recherches d’armes

Ces inquiétudes émergent alors qu’une opération de détection d’armes entamée le 12 avril dans les résidences de Guillaume Soro à Ferkessédougou et dans le village de son épouse, ainsi que dans les demeures de six ex-comzones, a pris fin début mai.

Préparée dans le plus grand secret depuis le début de l’année, cette opération s’inscrivait dans le cadre de l’enquête sur la cache d’armes découverte en mai 2017 à Bouaké.


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Début avril 2018, l’armement du troisième bataillon de Bouaké, dirigé officiellement par Hervé Touré (« Vetcho »), entreposé depuis la première mutinerie de 2017 dans le centre d’instruction de Timbé (près de Katiola) sur ordre du ministère de la Défense, a également été délocalisé au sein de la division logistique de l’état-major à Abidjan.

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