Politique

Que sont-ils devenus ? Mohamed Benaïssa et Bertin Kadet

Mohamed Benaïssa est l’ancien ministre des Affaires étrangères au Maroc (1999-2007). © Stephanie Mcgehee/REUTERS

Les deux hommes étaient sur le devant de la scène : Mohamed Benaïssa, ancien ministre marocain des Affaires étrangères, et Bertin Kadet, ancien ministre ivoirien de la Défense. Que sont-ils devenus ?

  • Mohamed Benaïssa

C’est à Asilah, sa ville natale du nord du Maroc, que Mohamed Benaïssa coule ses vieux jours. À 81 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères (1999-2007) est l’homme fort de cette petite ville de la côte atlantique. Il en est le maire depuis 35 ans, indéboulonnable malgré les nouveaux visages qui le défient à chaque élection, contestant sa longévité et sa gestion.

Adepte de la discrétion et d’un langage diplomatique policé (il a assumé plusieurs fonctions à l’ONU et a été ambassadeur du Maroc à Washington de 1993 à 1999), il ne s’expose aux caméras qu’à l’occasion du festival culturel qu’il organise depuis des décennies. Il y invite volontiers ses amis proches : l’ex-chef de la diplomatie espagnole Miguel Ángel Moratinos, l’ancien ministre français de la Culture Jack Lang, l’ex-secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, ainsi que quelques-uns des contacts qu’il a noués dans les pays du Golfe. Parmi eux, l’ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis, Bandar Ibn Sultan, qui a fondé la bibliothèque d’Asilah et lui a donné son nom.

Stephanie Mcgehee/REUTERS

  • Bertin Kadet

À l’écart de l’arène politique, c’est dans les amphithéâtres de l’École normale supérieure d’Abidjan qu’officie désormais Bertin Kadet, 61 ans. Depuis septembre 2016, l’ancien ministre de la Défense et ex-conseiller spécial de Laurent Gbagbo, réintégré dans la fonction publique, a repris son travail de professeur de géographie.

Après cinq années d’exil au Ghana, il est rentré en grande pompe à Abidjan en juillet 2016. Accueilli par ses partisans mais aussi par des officiels, il avait appelé les derniers exilés à revenir à leur tour, assurant qu’il ne fallait pas craindre la prison.

Alors qu’un mandat d’arrêt avait été délivré contre lui au lendemain de la crise postélectorale, il n’a de fait pas été inquiété depuis son retour. En échange, il a choisi la discrétion. S’il assure rester un militant du Front populaire ivoirien (FPI), il ne s’implique plus dans les activités publiques du parti de l’ancien président.

CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

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